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Weekend de barrages en Top 14, avec pour commencer un duel incertain. La Section Paloise avait réalisé une bonne saison, mais a faibli sur la fin et laissé échapper la deuxième place. Néanmoins, elle restait favorite à domicile, où elle était invaincue cette saison, mais le Racing 92, nanti d'une belle expérience dans le domaine, s'annonçait extrêmement dangereux.
Un état de fait qui devenait réalité en à peine plus d'une minute : Vinaya Habosi envoyait un splendide offload et décalait sur son aile Max Spring, qui n'avait plus qu'à offrir l'essai à Léo Carbonneau.
Joe Simmonds limitait cependant rapidement l'écart sur pénalité, et cela lançait le match des Palois. Avec un Fabien Brau-Boirie détonnant, les Béarnais faisaient mal dans l'axe, et Hugo Auradou ne tardait pas à transformer cet élan en un essai (10ᵉ). Le match était parti pour de bon, mais la sortie temporaire de Thomas Laclayat ressemblait à un premier tournant. Néanmoins, chaque équipe gâchait quelques cartouches, et après une pénalité signée Antoine Gibert, tout le monde était dos à dos après 25 minutes (10-10).
Néanmoins, la possession était paloise, le Racing reculait, et finissait par craquer quand Simmonds perforait la défense après un gros travail des avants (31e). Le jeu du Racing était plus brouillon, mais le grain de folie de Léo Carbonneau, qui enfumait la défense paloise sur son aile, manquait de déboucher sur un essai sans un sauvetage miracle d'Auradou. Mais Gibert avait fait le travail au pied, et à la pause, tout était encore à faire (17-16).
Le Racing au bout du suspense
Le Racing revenait avec des intentions, symbolisées par une percée monumentale de Shingirai Manyarara. Rapidement, Gibert remettait les siens devant au pied, avant une pénaltouche et une séance de pick'n'go usante conclue en filou par Gaël Fickou (50e). Pau était au bord de la rupture, et rompait - semble-t-il pour de bon - trois minutes plus tard sur un ballon perdu, une percée monumentale de Demba Bamba et un Léo Carbonneau qui concluait en patron.
Pau n'avait plus le choix, et réinvestissait immédiatement le camp adverse, et il ne fallait que quatre minutes pour voir Mickaël Capelli aplatir en force et relancer le suspense. La Section retrouvait la possession, multipliait les temps de jeu, mais commettait quelques fautes de maîtrise qui l'empêchaient de réduire encore plus l'écart, qui était de 9 points à l'aube du dernier quart d'heure.
Le Racing avait fait tomber le rythme, et laissait les locaux s'époumonner en attaque. Néanmoins, à 8 minutes de la fin, Pau obtenait une pénalité bien placée, et faisait le choix d'aller en touche. Choix gagnant, puisque le groupé pénétrant était inarrêtable, et Lucas Rey aplatissait l'essai qui ramenait les siens à deux points. Fin de match de folie à venir.
Le Racing donnait tout en défense, grattait un ballon crucial, mais n'était clairement pas serein. À deux minutes du terme, Pau récupérait à son tour un ballon, et allait avoir une balle de match. Mais le moment était mal choisi pour un lancer pas droit : le Racing n'avait plus qu'à conserver la gonfle pour l'emporter 31-33. Le Hameau est tombé au pire moment : Pau ne verra pas les demi-finales, c'est le Racing 92 qui défiera Toulouse !
