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Coup d'envoi d'un weekend toujours attendu : celui des demi-finales du Top 14. Le Vélodrome de Marseille en était le théâtre cette année, avec le (triple) champion de France pour démarrer. Le Stade Toulousain était favori, comme souvent, mais la dynamique n'était pas folle, au contraire de celle du Racing 92, qui n'avait clairement rien à perdre ici.
Très ambitieux, les Franciliens récupéraient le coup d'envoi, et Antoine Gibert ne tardait pas à inscrire les trois premiers points. Mais Toulouse n'avait même pas commencé, et il suffisait d'une fulgurance de Pierre-Louis Barassi, qui déchirait le rideau défensif, pour voir Antoine Dupont servir au pied Teddy Thomas, qui aplatissait en coin (7e).
Mais ce n'était que le début. Lancé, Jack Willis monopolisait la défense et trouvait le moyen de glisser le ballon à François Cros, qui doublait la mise (12e). La domination toulousaine était totale, le Racing ne voyait plus le ballon, et sur une combinaison à la main, l'arme fatale Emmanuel Meafou était lancée et aplatissait en force. Le Racing était KO (19e).
Et encore, le doublé de Teddy Thomas était annulé à la vidéo pour une filouterie de François Cros. Mais le Racing était au fond du seau : la répétition des fautes coûtait le jaune pour Maxime Baudonne, et Toulouse se jetait sur l'occasion pour aggraver la marque en force par Jack Willis (30e). Il n'y avait qu'une équipe sur le terrain, et quand Josua Tuisova prenait lui aussi un jaune mérité, Antoine Dupont y allait de son essai dont il était à l'origine d'une chistera et à la conclusion. À la pause, c'était une démonstration (38-3).
Le Racing atomisé
Et le demi-tour ne changeait rien à l'affaire. Sur la première action de la deuxième période, Kalvin Gourgues venait créer le surnombre dans la ligne d'attaque et rajoutait un essai au compteur, avant de perforer la défense pour un nouvel essai signé cette fois Matthis Lebel. La barre des 50 points était franchie, le Racing était en miettes.
Mais Toulouse ne faiblissait pas, cherchant à faire un match plein en prévision d'une finale qui était déjà acquise. Et si le bal des remplacements démarrait logiquement, le Stade ne perdait pas en efficacité : Julien Marchand y allait en force et rajoutait à l'humiliation (54e). Après l'heure de jeu, le match diminuait enfin en intensité, mais Toulouse jouait tellement à sa main que chaque ballon était une occasion d'essai. Et les fautes tombaient toujours côté Racing, occasionnant le jaune de Selestino Ravutaumada, puis l'essai de Peato Mauvaka (68e).
Avant, enfin, l'essai du Racing, signé Jordan Joseph, en force. Mais Toulouse n'allait pas partir sans avoir le dernier mot, et Ange Capuozzo venait remettre un écart pharaonique, avant que Max Spring s'offre lui aussi un essai dans une fin de match qui n'avait aucun sens.
Victoire 71-17, une démonstration en bonne et due forme, la plus large victoire de l'histoire en phase finale de T. Le Stade Toulousain a activé le mode phase finale, et sera difficile à aller chercher en finale, quel que soit l'adversaire. Le quatrième titre d'affilée semble à portée de mains...
