Le XV de France domine logiquement le Japon et termine 2022 invaincu

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Le XV de France domine logiquement le Japon et termine 2022 invaincu
Capitaine du jour, Charles Ollivon s'est distingué avec un essai, et a mené les siens à la victoire.
Capitaine du jour, Charles Ollivon s'est distingué avec un essai, et a mené les siens à la victoire.
AFP
La partie n'a pas été maîtrisée du début à la fin, mais les Bleus ont fait le nécessaire pour repousser les assauts des Japonais et décrocher un succès logique (35-17). Treizième victoire d'affilée pour le XV de France, qui termine pour la première fois une année complète sans défaite.

Les deux premiers matchs de la tournée d'automne contre l'Australie puis l'Afrique du Sud ont été intenses, mais victorieux. La France se devait de finir le travail aujourd'hui contre le Japon. Un match bien entendu à la portée des Bleus, qui avaient l'opportunité de terminer une année civile invaincue pour la première fois de leur histoire. 

Mais les Japonais ne sont pas venus jouer les victimes expiatoires, et tentent d'enflammer la rencontre sur une belle percée de Kazuke Himeno. Les Bleus, eux, rentrent tranquillement dans leur rencontre. Sur leur première véritable offensive, Romain Ntamack délivre une passe au pied impeccable pour Damian Penaud, qui aplatit avec de la réussite (5-0, 7ème).

Galvanisés, les Bleus mettent la main sur le match. Maxime Lucu fait donner ses avants qui poussent les Japonais à la faute et permettent à Thomas Ramos de rajouter trois puis six points. Cependant, les Français ont le malheur de perdre Gaël Fickou sur blessure, remplacé par Sekou Macalou. Une sortie qui désorganise les Bleus, et qui voit les Japonais inscrire leurs premiers points par Seung-Sin Lee (21ème). 

Les conditions atmosphériques sont compliquées, le ballon glisse, et le terrain n'est pas au niveau d'un match international. Alors les Bleus passent en mode pragmatique. Touche, jeu à une passe, faute adverse et trois points de plus pour Ramos. Avant que les Français ne concrétisent leur domination sur une touche pourtant mal maîtrisée au départ. 

Maxime Lucu prend toute la défense à revers, s'échappe le long de la ligne de touche, et retrouve à l'intérieur son capitaine du jour, Charles Ollivon, qui va inscrire le deuxième essai français (35ème). Le trou est fait, et les Bleus rentrent aux vestiaires avec déjà une main sur la victoire (Mi-temps : 21-3). 

Pas parfait, mais la victoire au bout

Mais les Japonais reviennent sur le pré parés des meilleures intentions, et ne tardent pas à les concrétiser. Cette fois, c'est Shogo Nakano qui perfore la défense française, attire les défenseurs restants, et offre un essai à son demi de mêlée Naoto Saito (43ème). 

Un essai qui voit ensuite les Bleus déjouer quelque peu. Les Japonais croient en leurs chances de succès, et pressent leurs rivaux. Le bal des remplacements fait du bien aux Bleus, notamment grâce à l'entrée de Mathieu Jalibert. L'ouvreur girondin enfume la défense d'un petit par dessus, à le rebond favorable, et trouve Bastien Chalureau qui échoue à deux mètres de la ligne. Le cuir rebondit rapidement jusqu'à Damian Penaud, qui signe un doublé (28-10, 60ème). 

On pense les Japonais sonnés, mais ils réagissent du tac-au-tac sur une combinaison en touche parfaitement exécutée qui débouche sur l'essai de Siosaia Fifita (64ème). Le match se débride enfin avec le retour du soleil. Les Bleus enchaînent les actions d'envergure, et sur l'une d'entre elles, Jonathan Danty passe à quelques millimètres de signer un essai tout à fait acrobatique. 

Fabien Galthié vide alors le banc, pour gérer la fin de match avec des joueurs frais. Les Bleus déroulent, une nouvelle fois avec un jeu au pied de Jalibert à l'origine, qui va déboucher sur un essai signé Anthony Jelonch. Le point final d'un match qui n'aura pas été parfait, mais qui voit le XV de France s'imposer 35-17. 13ème succès d'affilée, record absolu. Aucune défaite dans une année civile, performance inédite. Les Bleus ont fait ce qu'il fallait pour justifier leur statut, en espérant que 2023 soit du même acabit.