Forts de leur avance de deux buts après le match aller, les Parisiens ont abordé cette première mi-temps à Anfield avec rigueur et avec plusieurs mots d'ordre : conservation, calme, et pressing haut. Une stratégie logique et une exécution, pendant de longues minutes, presque parfaite.
Liverpool signale sa présence dès l'entame, avec une tête d'Isak captée par Safonov (5e). Un avertissement vite effacé. Car Paris prend rapidement les commandes du jeu. Dans un mouvement bien construit, Mamardashvili doit sortir aux pieds de Zaïre-Emery, lancé seul en profondeur côté gauche. Le dégagement tombe dans les pieds de Dembélé, qui fait oblige le le portier des Reds à se montrer suite à une belle frappe de loin (10e).
Cinq minutes plus tard, le Français se retrouve cette fois à bout portant, seul face au but. Mais son tir s'envole dans les tribunes. Le 1-0 est passé tout près (17e). Les minutes défilent, et les Parisiens continuent à canaliser les Reds. Maîtrise du ballon, positionnement discipliné, relance adverse rendue difficile : le plan de Luis Enrique tient la route. Jusqu'au moment le plus sombre de la première mi-temps.
Ekitike sort sur civière en pleurs à la 30e minute
Et celui-ci intervient à la demi-heure de jeu. Sur une accélération, Hugo Ekitike s'écroule au sol et porte instinctivement la main à son tendon d'Achille. Le visage décomposé, l'attaquant français ne peut plus se relever. Il est vite aider par ses anciens coéquipiers parisiens, avant de quitter la pelouse sur civière, en larmes. Pour lui, le spectre de la Coupe du monde plane désormais comme une menace réelle (30e).
Bouleversant. Mais Liverpool repart de l'avant. L'entrée de Salah galvanise les Reds : son premier centre trouve Konaté, dont la reprise est prolongée par Hakimi après un duel avec Kerkez. Safonov intervient in extremis, Van Dijk reprend directement… mais Marquinhos s'interpose (32e). Le capitaine brésilien célèbre le sauvetage comme un but, dos à dos avec son gardien. Paris a eu chaud, mais Paris tient.
Sauf que le PSG ne s'en sort pas sans dommages non plus : Nuno Mendes, victime d'une blessure musculaire, doit céder sa place à Lucas Hernandez avant même la mi-temps (37e). Une mauvaise nouvelle pour Luis Enrique, surtout que les demi-finales arrivent rapidement, dans à peine deux semaines.
Pas de buts avant la pause, et les deux équipes repartent avec les mêmes intentions en seconde période. Liverpool attaque d'emblée : Gakpo provoque la première frappe du second acte, obligeant Safonov à s'interposer (48e), avant que Gomez ne manque le cadre de la tête sur le corner suivant (49e). Les Reds poussent, mais le match s'arrête à nouveau sur une blessure. Doué reste au sol après un duel avec Szoboszlai, qui l'a envoyé dans le panneau publicitaire. Barcola entre en jeu pour les quarante dernières minutes (52e).
Paris plie, résiste et porte le coup fatal
La pression anglaise ne faiblit pas pour autant. Gravenberch se lance dans un raid solitaire et frappe fort, trop haut (55e). Salah trouve ensuite Kerkez dans un couloir minuscule à gauche, mais la reprise du Hongrois passe à côté (57e). Liverpool écrase les Parisiens, qui n'arrivent plus à ressortir proprement le ballon sous les hurlements d'Anfield.
La chance semble alors enfin tourner en faveur des Reds à l'heure de jeu. Mac Allister est bousculé dans le dos par Pacho dans la surface, et l'arbitre désigne le point de penalty (63e). Mais le VAR invite Mariani à revoir l'action, et la sanction est annulée (65e). Liverpool continue malgré tout : Mac Allister tente sa chance de la tête (68e), encore au-dessus.
Si Paris tient, ce n'est pas par miracle — à chaque situation chaude, un ou plusieurs Parisiens s'arrachent pour gêner le porteur du ballon. Le PSG plie, mais avec un vrai plan. Rio tente du pied droit, Safonov plonge et capte (71e). Et c'est là, au moment le plus difficile, que Dembélé surgit.
Barcola file sur le côté gauche et remet à Kvaratskhelia aux abords de la surface. Le Géorgien sert le Français dans l'axe, qui enroule du gauche au ras du sol et trompe Mamardashvili (72e). Le banc parisien explose, les joueurs sautent de joie : le plus dur est fait. Dembélé sera même tout près d'en inscrire un second peu après, mais peu importe — ce but a assommé les Reds et réduit Anfield au silence.
Résultat des courses, le PSG se qualifie pour la troisième année consécutive en demi-finales de la Ligue des champions en inscrivant un dernier but. Le Ballon d'or, encore lui, pousse le ballon du pied droit au fond des filets après un une offrande de Barcola (91e). 4-0 sur l'ensemble des deux matches et une place dans le dernier carré amplement mérité, alors qu'ils sauront ce mercredi leur prochain adversaire : ce sera soit le Bayern Munich, soit le Real Madrid.
