Mené, bousculé, sacré : le PSG soulève sa deuxième Ligue des champions à Budapest

Mené, bousculé, sacré : le PSG soulève sa deuxième Ligue des champions à Budapest
Mené, bousculé, sacré : le PSG soulève sa deuxième Ligue des champions à BudapestPhoto par INA FASSBENDER / AFP

Menés dès la 5e minute, les Parisiens ont renversé Arsenal en seconde période grâce à un penalty de Dembélé, avant de s'imposer aux tirs au but au terme de prolongations haletantes. Paris est champion d'Europe pour la deuxième fois de suite. Paris continue d'écrire son histoire.

Ce mardi soir à Budapest, le Paris Saint-Germain a livré l'un des matches les plus intenses de son histoire européenne. Menés dès la 5e minute par un Arsenal organisé et implacable, les hommes de Luis Enrique ont renversé le collectif d'Arteta, après avoir égalisé sur penalty. Et après avoir frôlé le but du KO à plusieurs reprises, les Parisiens ont fini par survivre aux prolongations avant de battre les Londoniens aux tirs au but. 

Les premiers échanges entre les deux équipes s'inscrivent dans un classique round d'observation. Le PSG entend imposer sa possession, faire tourner, cherche la faille dans un bloc londonien bien organisé. Mais dès la 5e minute, un cafouillage entre Marquinhos et Trossard offre une occasion en or aux Gunners. Havertz récupère le ballon dans une excellente zone à gauche, accélère, file devant le but du PSG et fusille Safonov du pied gauche. Coup de tonnerre à Budapest, Arsenal frappe en premier.

Paris remet alors le pied sur le ballon, mais se heurte désormais à une muraille organisée avec une précision chirurgicale. Arsenal défend corps et âme, chaque tentative parisienne est anticipée, étouffée dans l'œuf. Les hommes d'Arteta appliquent leur plan à la lettre : tenir, compacter, éteindre. L'entraîneur espagnol, lui, gesticule sur le bord du terrain et gêne chaque remise en jeu parisienne proche de lui.

Arsenal endort le PSG

À la pause fraîcheur de la 22e minute, le constat est sans appel — Paris est anesthésié. Les Parisiens se retrouvent incapables de créer le moindre danger. Et c'est finalement Arsenal qui s'offre la deuxième vraie situation de la première période, sur un centre de Saka dans la surface qui contraint Safonov à se coucher (26e). 

Le PSG s'entasse, même si le ballon est principalement de son côté. Mais les occasions sérieuses, elles, se font rares. Nuno Mendes parvient enfin à déborder sur le côté gauche — l'un des rares moments de danger parisien — et centre dans la boîte pour Fabián Ruiz, dont la reprise de la tête passe largement au-dessus (42e). Deux minutes plus tard, Dembélé, trouvé plein axe, frappe lui aussi dans les nuages (44e).

Symptôme d'un match laborieux : Désiré Doué, réduit à tenter sa chance depuis plus de trente mètres, envoie une frappe dans les tribunes, en direction des supporters d'Arsenal (45+2e). Face à cette défense compacte et en place, Paris ne trouve que des solutions lointaines et désespérées. 1-0 pour les Gunners à la pause.

Le PSG que l'on retrouve en seconde période n'a plus grand chose à voir avec celui qui a subi le bloc adverse pendant quarante-cinq minutes. Les Parisiens remportent leurs duels, retrouvent leurs circuits de passes habituels, et imposent un tout autre visage. L'intensité monte, la pression aussi. Hakimi tente sa chance sur coup franc, mais Raya capte sans trembler (54e).

À l'heure de jeu, la faille tarde encore à apparaître, mais Arsenal commence clairement à tirer la langue face à la montée en puissance adverse. Le verrou londonien, si solide en première période, montre ses premières craquelures. C'est alors qu'éclate une magnifique action parisienne.

Paris retrouve son visage après la pause 

Sur un une-deux parfaitement amené entre Kvaratskhelia et Dembélé, le Géorgien s'infiltre dans la surface et Mosquera, pris de vitesse, le fauche sans équivoque (61e). Penalty indiscutable,  confirmé par la VAR, mais le contact, lui, est jugé non suffisant pour un deuxième carton jaune. Arsenal évite le pire, alors que Dembélé s'élance et place son penalty du pied droit, à contre-pied de Raya (65e, 1-1). Paris a renversé la situation.

Arteta, lui, ne peut se permettre de garder Mosquera sur le terrain et opère le changement qui s'impose en faisant entrer Timber. La pause fraîcheur de la seconde période intervient dans la foulée, Paris semble avoir pris la main. En effet, les Parisiens ne lâchent rien dès que le jeu reprend et cherchent le but de la délivrance. Vitinha tente sa chance de loin, mais sa frappe s'envole au-dessus de la cage de Raya (73e).

Puis sur une transition éclair, Kvaratskhelia est lancé en profondeur dans le couloir gauche. Le Géorgien accélère, pique vers le but, arme sa frappe — mais le ballon est dévié et vient mourir sur le poteau du portier espagnol (77e). Paris a frôlé le but de la délivrance.

Les Parisiens semblent mieux finir que des Gunners épuisés, et ils vont continuer de pousser jusqu'au bout. À la 89e minute, Doué reçoit le ballon côté droit, s'infiltre intelligemment dans l'axe et sert Vitinha dans la foulée. Le Portugais enroule une frappe magnifique... qui effleure le cadre de Raya sans trouver le chemin des filets.

Il faudra finalement attendre les arrêts de jeu pour voir la dernière opportunité des 90 minutes Lancé seul en contre-attaque, Barcola se retrouve face au but, le pied gauche armé — mais sa frappe, mal ajustée, finit dans le petit filet extérieur (90e+6). Paris ne convertit pas et c'est en prolongation que tout doit se décider. 

Paris fait le back to back et soulève la Ligue des champions à nouveau

Le jeu reprend et la physionomie de la rencontre change du tout au tout. Arsenal sort enfin de son camp et se montre bien plus entreprenant offensivement. Les Gunners se créent des situations, et à la 100e minute, Madueke déborde sur son côté — Nuno Mendes intervient de l'épaule et le contact est là, l'Anglais s'effondre dans la surface.

Le banc londonien, lui, se lève d'un bloc, réclamant le penalty. L'arbitre allemand laisse jouer dans un premier temps, et la VAR prend son temps avant de confirmer la décision initiale : pas de penalty. Arsenal, dont Rice, ne décolère pas, et l'Anglais écope d'un carton jaune, suivi d'Arteta, emporté par la frustration. 

Dans le deuxième temps des prolongations, Paris fait une frayeur à Arsenal sur une situation, obligeant Raya à se jeter après un centre de Barcola (106e). Paris est dans un temps fort et Doué, après une nouvelle action provoquée par Joao Neves, reprend le ballon de volée, mais Raya est attentif (116e). Et après un dernier coup de chaleur de la part des Gunners, après un énième coup de pied arrêté, la rencontre doit finalement se décider aux tirs au but.

Le premier, le plus dur, est parfaitement transformé par Gonçalo Ramos. Gyokeres lui répond. C'est au tour de Doué de s'élancer, et le Français le met au fond du plat du pied droit. La tension monte, et Eze, le deuxième tireur londonien, envoie le ballon à côté des cages. Mais Nuno Mendes, lui, se rate. Tout peut être relancé en cas de penalty marqué par Rice, et l'Anglais l'envoie au fond. 2-2 et Achraf Hakimi s'élance et assure. Martinelli marque à son tour, et c'est à Beraldo de tirer. Le Brésilien la met au fond, et son compatriote, Gabriel, veut lui répondre, mais envoie le ballon dans les airs. Paris est champion d'Europe. 

Au terme d'une soirée folle, marquée par un scénario renversant, des prolongations épuisantes et une séance de tirs au but à couper le souffle, Paris soulève à nouveau la Ligue des champions. Une équipe, un caractère, et une histoire qui s'écrit désormais en lettres capitales.

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