Centre de données du Levante-Séville FC
Le match a démarré sur les chapeaux de roues, avec un penalty accordé à Levante, finalement annulé après quatre minutes sur intervention du VAR. Remis de cette frayeur, le FC Séville a tenté de prendre l’initiative, mais son jeu manquait de maîtrise et se résumait à de longs ballons vers Adams. Une seule fois, cette stratégie a failli payer, mais Oso a expédié le ballon dans les nuages au lieu de cadrer sa frappe.

Les locaux n’ont pas non plus fait preuve d’un grand discernement dans la création. Hormis l’action du « non penalty » et l’activité d’Iván Romero sur le flanc gauche, on ne retiendra de ces premières minutes qu’une frappe d’Espí qui a obligé Odysseas à s’employer. Mais Levante a tenté davantage et avec plus de conviction.
Sans le ballon, l’équipe pressait haut, étouffait la relance adverse et récupérait très vite la possession. Puis, balle au pied, elle a été récompensée grâce à une passe dans le dos de la défense signée Olasagasti, qu’Iván Romero, encore lui, a conclue du coup de pied pour ouvrir le score (1-0). Un missile de l’ancien Sévillan, qui a présenté ses excuses à son ancien public, même si le ballon est passé par le côté du gardien, qui aurait sans doute pu mieux fermer son angle.
Ce but a encore plus crispé les hommes de Luis García, incapables d’enchaîner deux passes. Les Granotas n’ont cependant pas su en profiter pour tuer le match. Comme Espí, qui n’a pas pu convertir le centre de Dela au second poteau. Et dans la foulée, ils ont perdu Tunde sur blessure.
Un autre Séville
Le réajustement des Andalous à la pause a été spectaculaire. À peine revenus sur la pelouse, Vargas et Adams se sont retrouvés seuls face à Ryan, mais le premier a trop joué perso. Sur l’action suivante, Adams a tenté sa chance d’une frappe qui a frôlé la barre. Ils avaient trouvé la recette pour mettre en difficulté un Levante dépassé, qui a trouvé dans le désordre le répit dont il avait besoin. Car le FC Séville s’est mis à s’impatienter et à se désorganiser, faute de trouver l’égalisation, transformant la rencontre en un véritable va-et-vient tendu, mais pauvre en qualité.
Luís Castro a réagi depuis son banc en lançant Carlos Álvarez et Arriaga. Avec eux, les joueurs de Levante ont de nouveau inquiété Odysseas. Espí a eu le but au bout du pied gauche, mais il a mis une éternité à armer sa frappe en face-à-face, laissant à Castrín le temps de sauver les siens.

Un autre penalty annulé
Le match avançait avec plus de chances de voir le 2-0 que le 1-1, mais sur un dégagement de Pablo Martínez dans sa surface, le ballon a touché sa main et l’arbitre a sifflé penalty immédiatement, avant que le VAR ne lui fasse corriger sa décision tout aussi rapidement. Il y a main et main. Si les Sévillans voulaient marquer, il leur faudrait trouver une autre solution, alors qu’il restait encore dix minutes à jouer.
Mais l’impuissance du FC Séville est devenue encore plus flagrante, même en jouant le tout pour le tout. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé. Ejuke est entré avec envie et énergie, Oso a multiplié les centres dans la surface... et sur un contre, Levante a scellé la victoire avec un nouveau but d’Iván Romero, servi par Arriaga. Le Hondurien a mené un contre parfait, avec un auto-passe, puis a fait preuve d’altruisme pour offrir le but à son coéquipier.
Le stade Ciudad de Valencia a vibré et savouré ce succès, rêvant d’un maintien encore compliqué, mais désormais plus accessible, le FC Séville n’étant plus qu’à un match, à seulement deux points alors qu’en cas de défaite, l’écart serait monté à huit.

Joueur Flashscore du match : Iván Romero (Levante).
