La Juventus s’interroge sur la position de Damien Comolli. L’action de l’ad bianconero est de nouveau fortement contestée, à tel point qu’il est désormais donné partant.
À la Continassa, on a longuement réfléchi à la situation du dirigeant français, arrivé sous la Mole il y a tout juste un an (nommé directeur général le 4 juin 2025), puis promu administrateur délégué le 11 novembre dernier.
Échecs sur le marché des transferts et objectifs manqués
Après l’échec du mercato sous sa gestion, qui a vu arriver Jonathan David, Joao Mario, Lois Openda, Edon Zhegrova, Emil Holm et Jeremie Boga – ce dernier étant peut-être le seul à avoir donné satisfaction, vu ses performances et surtout le prix de rachat inférieur à 5 millions d’euros –, la méthode de Comolli, qui consiste à s’appuyer sur des agents et intermédiaires déjà connus (notamment lors de son expérience au Toulouse FC), est remise en cause en raison du manque de relations de haut niveau avec les dirigeants étrangers. Il suffit de voir le bras de fer avec le PSG pour Randal Kolo Muani, qui a provoqué la nervosité et la fermeture d’Al Khelaifi.
Des problèmes qui se sont également manifestés lors du mercato hivernal, lorsque Luciano Spalletti a vainement réclamé l’arrivée d’un avant-centre physique. Malgré les négociations entamées avec Crystal Palace pour Jean-Philippe Mateta et avec Fenerbahce pour Youssef En-Nesyri – finalement parti à Al-Ittihad –, il n’a pas réussi à conclure, ce qui a provoqué l’agacement de l’entraîneur, obligé d’attendre le retour de blessure de Dusan Vlahovic pour mettre en place son jeu.

Une situation qui semble se répéter
Les mêmes difficultés sont apparues lors de ce début d’été avec le gardien brésilien de Liverpool Alisson : après un accord trouvé sur le contrat, tout a capoté à cause des Reds, qui se sont opposés à l’opération. Le sentiment est que le problème pourrait se reproduire avec Emiliano "Dibu" Martinez, ciblé après le refus du Brésilien, ainsi qu’avec l’attaquant de l’Atlético Alexander Sorloth, qui pourrait être inclus dans une opération avec Nico Gonzalez, que les Colchoneros aimeraient conserver après le prêt mais sans payer le montant du rachat.

De nombreuses opérations ont été lancées mais ont toujours échoué, ce qui commence à agacer la propriété. John Elkann, lors du sommet du 29 mai, avait demandé un changement de cap sur le marché des transferts. L’ad avait expliqué qu’il travaillerait plus étroitement avec Spalletti pour définir les achats. Les joueurs ciblés correspondent aux besoins exprimés par l’entraîneur – un gardien et un avant-centre avant tout –, mais ils semblent encore loin de la Continassa.
Avenir
En cas de séparation avec l’actuel dirigeant, désormais jugée imminente, le nom qui circule à Turin pour le remplacer est celui de Giovanni Carnevali, ad de Sassuolo. Pour le mercato, Spalletti pousse pour une figure bien précise : Matteo Tognozzi, actuel directeur sportif du Rio Ave, qui dispose aussi d’une offre de Nottingham Forest, mais pour qui la Juventus représenterait un retour.
