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Demi Vollering était "lassée d'attendre"

Demi Vollering
Demi Vollering REUTERS/Denis Balibouse

Demi Vollering, flamboyante mercredi à Belleville-en-Beaujolais où elle a remporté la 5e étape du Tour de France, était "lassée d'attendre" lors de premières étapes "ennuyeuses" et s'est dite "heureuse d'être enfin passée à l'attaque".

"Hier, j'ai dit en réunion "J'en ai marre, passons à l'attaque" ! Les trois première étapes étaient un peu ennuyeuses. Personne ne voulait vraiment faire la course. Peut-être à cause de la chaleur. Et tout le monde pensait déjà au contre-la-montre", a déclaré Demi Vollering en conférence de presse.

"Moi, j'étais prête à courir, parce que c'est l'état d'esprit avec lequel je suis venue sur ce Tour: tout donner chaque jour et ne pas hésiter à rendre la course animée", a-t-elle poursuivi au terme d'une étape qui la place en deuxième position du classement général à 12 secondes de la Suissesse Marlen Reusser.

"Aujourd'hui, on a vraiment pu faire la course et prendre du plaisir en équipe. On a pu appliquer notre plan. C'est ce que je préfère: y aller à fond pour ne rien regretter après. C'est pour ça qu'on aime le vélo, pour attaquer, viser la victoire", a-t-elle encore dit à propos de la "formidable prestation collective" de l'équipe FDJ United-Suez.

En embuscade derrière Reusser et possédant une minute d'avance sur la troisième, la Polonaise Kasia Niewiadoma, la championne d'Europe ne compte pas changer d'attitude ces prochains jours.

"Je dois rester concentrée et aborder chaque jour comme une course d'un jour", a-t-elle martelé après avoir constaté que le peloton souffre de la chaleur.

Depuis le début de la Grande Boucle, toutes les étapes ont été disputées sous 30 degrés au moins.

"Je n'aime pas vraiment la chaleur... même si quand je travaillais avec mon papa horticulteur, j'étais souvent dans une serre", a dit la Néerlandaise. Hier (mardi), j'ai vu mon père avant le contre-la-montre. Quand je l'ai vu, je lui ai dit "Waouh, il fait chaud aujourd'hui !". Et il m'a répondu : "Ah non. Tu sais où il fait chaud ? Dans la serre. Il fait 40 degrés là-dedans et j'y travaille dur tous les jours. Pense à ça, tu l'as fait toi aussi", a-t-elle raconté, la voix prise par l'émotion. Ça m'a rappelé d'où je viens. La souffrance fait partie du métier, et il faut s'en souvenir".