Adversaire du XV de France samedi, l'Australie a-t-elle changé en 18 mois ?

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Adversaire du XV de France samedi, l'Australie a-t-elle changé en 18 mois ?
Adversaire du XV de France samedi, l'Australie a-t-elle changé en 18 mois ?
Adversaire du XV de France samedi, l'Australie a-t-elle changé en 18 mois ?
AFP
Depuis la tournée estivale 2021, l'Australie est en proie au doute. À l'aube d'affronter un XV de France en pleine confiance, les Wallabies doivent rectifier le tir à moins d'un an de la Coupe du monde, mais le jeu proposé ne rassure pas, et les autres nations semblent avoir de l'avance.

cQuelques chiffres d'abord : 10 matchs pour l'Australie en 2022, pour 4 victoires seulement. La dernière en date voilà une semaine. Et sans doute la plus inquiétante. En Écosse, les Wallabies ont eu toutes les peines du monde à se débarrasser de leur adversaire du jour, ne devant qu'à une pénalité ratée par l'ouvreur adverse dans les arrêts de jeu de repartir avec la victoire (15-16). 

Un Rugby Championship alarmant

Un résultat dans la lignée d'un Rugby Championship assez peu reluisant au final. Plus que les deux seules victoires en six matchs, plusieurs performances ont retenu l'attention. Notamment la volée reçue en Argentine lors de la deuxième journée (48-17), quand les Wallabies étaient apparus à la dérive devant la fougue des Pumas.

Et cela a d'ailleurs été une constante : Quand l'Australie ne parvient pas à mettre son jeu en place, pas la peine d'espérer la victoire. Ce qui a été particulièrement criant lors de la double confrontation avec les All Blacks.

Si le premier match est resté célèbre pour la décision controversée de Monsieur Raynal - totalement justifiée pour nous - il faut rappeler que les Australiens, d'abord dominés dans tous les secteurs, avaient su mettre de la folie dans leur jeu pour renverser la situation. Une nécessité pour eux, leur jeu de mouvement étant sans doute leur meilleure arme.

Mais voilà, ce jeu de mouvement, on n'en a vu que des bribes. Outre la raclée argentine, le second match contre les Springboks - qui défieront les Bleus le weekend prochain - a démontré l'impuissance des Wallabies contre des équipes qui parviennent à imposer la puissance de leur paquet d'avants. 

Sans compter l'ultime affrontement avec les All Blacks, où les Australiens ont été concassés. Si la troisième ligne australienne est globalement de bonne facture, le cinq de devant a souffert, et devrait souffrir encore samedi soir contre une mêlée bleue souvent conquérante.

Les souvenirs de 2021

Les derniers affrontements entre la France et l'Australie ne sont pas à aller chercher bien loin. En juillet 2021, les Bleus ont pris l'avion pour aller disputer trois tests-matchs chez les Wallabies, en prenant le soin de reposer certains cadres, pour lancer des jeunes dans le grand bain.

Résultat ? Trois matchs, deux victoires australiennes pour une française, jamais plus de trois points d'écart et un dernier match littéralement arraché à la dernière minute. Et lors de la défaite, seuls quatre Tricolores de l'époque seront titulaires demain ! 

Alors certes, la France à l'époque n'avait rien à perdre, puisque repartir avec trois défaites n'aurait pas été gravissime au vu de l'équipe alignée. Mais il s'en est réellement fallu de peu pour que les Bleus repartent avec trois victoires. Si la réaction avait été positive pour les Australiens, avec quatre victoires en six matchs de Rugby Championship, la tournée européenne de novembre 2021 avait été catastrophique.

Trois défaites contre l'Écosse, l'Angleterre et le Pays de Galles. Deux concédées de justesse certes, mais une incapacité à gérer les moments chauds rédhibitoire. Et ce n'est pas la revanche obtenue à l'arraché samedi sur le XV du Chardon qui va rassurer. L'Australie a besoin que ses leaders fassent le travail dans les moments chauds.

Inférieurs sur le papier

Parlons-en des leaders. En premier lieu, la charnière Nic White - Bernard Foley va devoir soutenir la comparaison avec son homologue tricolore, soit le meilleur joueur du monde Antoine Dupont et Romain Ntamack. Mais les deux piliers, le capitaine James Slipper et le droitier Taniela Tupou, seront sans doute parmi les plus attendus au tournant. La mêlée française étant redevenue une référence, cet affrontement avec Cyril Baille et Uini Atonio sera crucial.

Très en vue durant le Rugby Championship, Rob Valetini va confirmer, et son match dans le match avec Grégory Aldritt sera très surveillé. Derrière, les Wallabies ont choisi de se passer de Koroibete, laissant beaucoup de responsabilités offensives à Lalakai Foketi. Heureusement, Andrew Kellaway, l'un des meilleurs finisseurs de la planète, sera présent. Pour peu que les ballon arrivent jusqu'à lui.

Rob Valetini et les Wallabies attendus au tournant
AFP

Quand on regarde la composition et les qualités des joueurs, cela semble intrinséquement d'un moindre niveau que les Bleus, sans être à des années lumière non plus. Mais cet écart avec les principaux favoris de la prochaine Coupe du monde va devoir être bouché rapidement.

Car la Coupe du monde, elle approche justement. Si la poule de l'Australie sera abordable - avec les Gallois comme principaux adversaires - on n'imagine pas cette équipe, dans cette configuration et avec ce niveau, dépasser les quarts de finale. France, Nouvelle-Zélande, Angleterre, Irlande, Afrique du Sud, ces cinq nations semblent avoir une longueur d'avance. Et pour marquer les esprits à 10 mois du coup d'envoi, rien de mieux qu'une grosse prestation contre le pays hôte. Rendez-vous samedi soir 21h00 pour une partie de la réponse.