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Journée de transition sur le Tour de France : la 7ᵉ étape entre Hagetmau et Bordeaux offrait aux sprinteurs une deuxième opportunité de lever les bras, deux jours après la victoire d'Olav Kooij (Decathlon CMA CGM Team) à Pau.
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Mais pour qu'il y ait sprint, il faut d'abord qu'il y ait échappée. Et qui de mieux que le spécialiste en la matière, Baptiste Veistroffer (Lotto Intermarché), qui a rapidement mis les gaz pour se porter à l'avant. Mais visiblement, personne n'était chaud pour l'accompagner, et seul Jakub Otruba (Caja Rural - Seguros RGA) a emboîté la roue du Français.
Une échappée qui n'a eu aucun champ : l'écart tournait aux alentours de la minute, puis retombait à 30 secondes après une accélération de la Uno-X Mobility, de quoi attiser l'appétit de quelques attaquants, avant que tout le monde ne se calme et que l'écart ne reparte à la hausse… mais pas trop. En cause apparente : le seul sprint intermédiaire de la journée, placé à une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée.
Merlier au-dessus du lot
Sauf que cela n'allait pas être le cas : les deux fuyards passaient ce cap en tête, et derrière, c'est le maillot vert en personne, Mads Pedersen (Lidl - Trek) qui dominait le peloton. L'échappée semblait condamnée, mais cela n'empêchait pas les deux fuyards de rouler à bloc parce qu'après tout, pourquoi pas. Sur les longues lignes droites des Landes et de la Gironde, toutefois, c'était voué à l'échec.
Le peloton jouait sa partition, ne voulant pas reprendre trop tôt les échappés. C'était sur le point d'arriver à 20 km de l'arrivée, les Uno-X Mobility retentaient leur chance, sans succès, et signaient l'arrêt de mort du duo de tête. Place à la préparation du sprint, avec un seul objectif : éviter la chute, qui avait eu lieu à Pau mercredi.
Encore une fois, les Uno-X Mobility, par le biais de Jonas Abrahamsen, tentaient d'éviter un sprint massif, mais en pure perte. La fameuse "guerre du placement" donnait lieu à des images spectaculaires vues d'en haut, mais tout se passait bien jusqu'à l'arrivée : on allait avoir droit à un sprint royal.
Et ce sprint, il était emmené par les Alpecin - Premier Tech, Mathieu van der Poel semblant parti pour emmener de façon royale Jasper Philipsen. Mais cela allait être une débâcle : Tim Merlier (Soudal Quick-Step), pourtant privé de son poisson pilote Jasper Stuyven, surclassait la concurrence et s'imposait nettement devant Søren Wærenskjold (Uno-X Mobility) et Biniam Girmay (NSN Cycling Team).
73ᵉ victoire en carrière pour Tim Merlier, autant qu'un certain Raymon Poulidor !
