Benjamin Bonzi aura fait douter Sinner, mais s'incline logiquement contre le n°1 mondial

Benjamin Bonzi proche d'un exploit.
Benjamin Bonzi proche d'un exploit.REUTERS/Violeta Santos Moura

Match de haut niveau pour Benjamin Bonzi, qui a pris un set à Jannik Sinner, mais qui a fini par rendre les armes. Dommage, mais encourageant pour la suite de la saison.

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Dans le coin gauche, Jannik Sinner, qui avait récupéré la première place mondiale après son sacre à Monte-Carlo, et qui avait remporté les quatre derniers Masters 1000 en date. Dans le coin droit, Benjamin Bonzi, désormais hors du top 100, vainqueur à l'arraché de Titouan Droguet au premier tour. Pas besoin de réfléchir pour trouver le favori de ce deuxième tour du Masters 1000 de Madrid.

Restait la glorieuse incertitude du sport, et surtout, restait à savoir combien de temps le Français pourrait soutenir le poids de la balle lourde du n°1 mondial. L'impression visuelle était que Bonzi était dans un très bon jour, mais même dans ces dispositions, il était sur un fil. Ce qui lui valait de devoir sauver cinq balles de break tout au long du premier set, mais au fur et à mesure, il semblait trouver son rythme, tout du moins sur ses mises en jeu.

Bonzi y aura cru

Et c'était suffisant pour aller chercher le tiebreak. Là, le Tricolore lâchait ses coups, donnait une lourdeur incroyable à sa balle, et tenait tête à un Sinner qui finissait par craquer après avoir échoué à convertir une balle de break. La première ne passait pas au moment opportun, et Bonzi se jetait dans l'interstice pour aller rafler le premier set à la stupéfaction du Manolo Santana Stadium. 

Mais bien évidemment, il fallait s'attendre à une réponse de champion, et elle allait être cinglante. Dès sa première mise en jeu, Bonzi évitait le break par miracle, mais les miracles n'arrivent pas deux fois. Il concédait son service sur une double faute, et entrait alors dans un trou noir. Sinner frappait trop fort, appuyait là où ça fait mal et maintenait la tête de son rival sous l'eau pour plier la manche en 30 minutes. Avec en prime l'intervention du physio, la fin de match semblait convenue. 

Mais si Sinner allait faire ce break tant convoité, c'est au prix d'efforts colossaux. Les balles de break, le n°1 mondial les avait, mais Bonzi avait repris du poil de la bête, sortait quelques gros services au meilleur moment, et résistait au point de forcer son rival à servir pour le match. Une mission dont Jannik Sinner s'acquittait sans trembler, pour une victoire 6-7 (6), 6-1, 6-4.

Que dire ? Bonzi a été au niveau, mais les paroles de Daniil Medvedev à Wimbledon reviennent en mémoire.

C'était le premier match de Sinner à Madrid cette année, un moment toujours piège. Mais le n°1 mondial est toujours l'ultra-favori du tournoi espagnol, et avec les nouvelles concernant Carlos Alcaraz, pourrait signer le Grand Chelem sur terre battue cette saison !

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