Pierre Gasly : "Il est possible que la course soit plus spectaculaire cette année"

Pierre Gasly cette saison.
Pierre Gasly cette saison.David Kirouac-Imagn Images

Ce jeudi, en marge du Media Day du Grand Prix de Monaco, Pierre Gasly s'est exprimé devant les journalistes et Flashscore au sujet du week-end en Principauté.

Est-ce que vous êtes excité d'être à Monaco ? : "Je le suis pleinement. J'ai très hâte. Pour moi c'est un week-end vraiment spécial. On a plus de Grand Prix de France donc c'est un peu comme si c'était le Grand Prix à la maison. On a plus de soutien de la part des français. De tous les fans. C'est un moment vraiment unique. C'est mon tracé préféré en qualifications. Il est atypique. Il faut avoir une approche différente des autres courses. Les sensations sont uniques. Tout est différent, et cela me fait plaisir."

Avez-vous une idée de ce que cela va donner avec les nouvelles voitures ? : "On a fait de la préparation. Je pense que c'est important de le faire au max. Après, il n'y a qu'un Monaco. J'arrive avec l'esprit très ouvert avec ce qu'on va découvrir. Ce sera peut-être beaucoup plus difficile qu'avant. On verra en FP1 et comment cela se passe."

Allez-vous miser surtout sur la qualification ou sur la course ? : "Non, ici, c'est 95% sur la qualif. On a beaucoup à jouer, c'est important de bien se préparer pour samedi. Il y aura quand même des possibilités pour dimanche. On verra ce que cela donne. La qualif c'est le plus important. Cela reste Monaco on sait que c'est principalement sur quoi il faut se concentrer."

Ces derniers week-ends, vous avez un peu souffert avec la voiture. Les problèmes sont-ils résolus ? : "On a beaucoup travaillé. On voit clairement ce qui ne marche pas. On a comparé ce qui ne va pas par rapport à la voiture de Franco (Colapinto, ndlr). J'aimerais bien pouvoir dire que c'est fixé. Va falloir attendre pour être sûr. Mon ressenti se confirme grâce aux datas. Maintenant, ce n'est pas simple de comprendre d'où cela vient."

Mais vous aviez déjà le souci à Montréal... "Oui, je compensais. Ce n'était pas la raison du souci à Miami. Il y a certaines choses qui ont été améliorées au Canada. Mais sur le train arrière, il y a quelque chose qui n'est pas normal. On a passé beaucoup de temps dessus pour exploiter 100% du potentiel de la voiture."

La course pourra-t-elle être plus spectaculaire ? : "Possible. Les voitures sont plus étroites. Il y a le côté du moteur avec la batterie. Après, je pense qu'avec les changements, il faut pas s'attendre au clipping. On va avoir plus d'énergie que ce dont on aura besoin sur le tour. On verra. J'ai pas de réponse. Il y a pas mal d'inconnues. On va pouvoir se préparer."

Des dépassements, il peut en avoir beaucoup ? : "Sur le papier oui, après si on passe de 3 à 4, c'est 33% de dépassements."

On ne verra donc pas 20 déplacements ? : "C'est la physique, les voitures sont très larges, c'est une piste qui est très étroite, ce n'est pas forcément fait pour dépasser. Je ne m'attends pas à ce qu'il y ait un énorme changement à ce niveau-là."

Où le dépassement pourrait-il être possible ? : "Partout où tu veux. Partout où tu peux, il y a des endroits où tu ne peux pas. De temps en temps il y en a qui essayent. Parfois ça passe, parfois non. Il n'y a pas forcément de secret, je pense que ça dépend très clairement, il faut pousser quelqu'un à l'erreur, il y a une différence de pneus, une différence de grippe, une différence de voiture, les forces de l'une de l'autre, il n'y a pas forcément d'endroit, c'est assez imprévisible."

Est-ce favorable d'avoir un moteur Mercedes ce week-end ? : "Avec ce qu'ils ont fait sur la batterie, on va plus avoir de clipping, on va plus avoir vraiment d'optimisation. Je pense que c'est un circuit où - on ne l'a pas encore fait -, il y a un virage tellement lent à l'épingle qu'avec ces turbos, ça peut créer pas mal de soucis. Et cela, pour l'instant, c'est des choses qu'on n'arrive pas à simuler. Donc on va utiliser énormément la première, qu'on n'utilise quasiment jamais. Ce sont des choses qu'il faut prendre en compte parce qu'en fonction des moteurs et de la grosseur du turbo, il peut y avoir des turbo lags qui rentrent en compte sur la performance. Aujourd'hui, je ne serais pas capable de dire si très clairement il y a un moteur qui sera au-dessus de l'autre."

On dit que le petit turbo de Ferrari pourrait être un avantage. Est-ce fondé ? "Typiquement, sur cette épingle-là, aujourd'hui, on sait que ce sera eux qui auront le moins de problèmes avec ces soucis de turbo. Le fait que tu sois à une vitesse très basse, dans un régime très bas, le turbo est vachement plus simple à faire fonctionner quand tu en as un comme Ferrari. Après, je sais que Mercedes est préparé et qu'ils vont avoir des choses en place pour essayer d'optimiser au maximum. Mais tant qu'on ne l'a pas vraiment fait sur la piste, c'est encore un peu compliqué pour le dire. "