Débrief F1 : Russell à nouveau solide, Verstappen fait son retour, Ferrari plonge encore

George Russell savourant son podium.
George Russell savourant son podium.REUTERS/Leonhard Foeger

Ce week-end, Mercedes a dominé le Grand Prix d'Autriche. Cependant, Max Verstappen a prouvé qu'il pouvait encore revenir à la compétition. Après de bonnes courses, Ferrari est, quant à elle, retombée dans ses travers.

George Russell revient à quelques longueurs de Kimi Antonelli

Ce n'était qu'une question de temps avant que cela n'arrive. Mal en point au Canada et à Monaco, George Russell a réussi à se redresser ce week-end et revenir totalement sur le devant de la scène. Grâce à un vendredi productif, un samedi chanceux - avec le crash de Max Verstappen et la non-annulation de son tour, et un dimanche en tête, il est désormais 2nd au classement pilotes.

Pourtant, le Britannique n'a ni réalisé de meilleur tour en course, ni dû se battre frontalement contre ses adversaires. La stratégie Mercedes pour prévenir l'undercut lui a permis de marquer un maximum de points.

"J’ai attaqué à chaque tour. J’ai repoussé mes limites, j’ai même commis quelques petites erreurs par moments. Kimi a aussi été extrêmement rapide. On s’est arrêté assez tôt, on a donc été obligé de faire un long relais ensuite mais l’équipe a vraiment tout très bien fait aujourd’hui", a confié le pilote au sortir de sa monoplace.

De cette façon, le pilote n°63 est à 40 pts de son coéquipier (131 pts v 171). Et il ne fait aucun doute qu'il va pousser encore un peu plus pour le rattraper.

"J’ai montré mon rythme sur une piste qui ne me met pas très en valeur pourtant. Silverstone la semaine prochaine sera à domicile, j’ai hâte."

Max Verstappen encore et toujours là

Vous pensiez Verstappen enterré ? Il revient toujours ! Le quadruple Champion du monde a connu un rollercoaster d'émotions en Autriche. Au sein de la "home race" de Red Bull, le Néerlandais a raté le virage 3 lors des qualifications. Dans le mur, il a fait travailler son équipe, tout en écopant de la 5e place sur la grille. 

Mais, il a prouvé que rien n'était fait le samedi. Rapide, en confiance, et avide de victoire, le pilote s'est engagé à fond dans la course. Dès le départ, il est parvenu à instaurer un bon rythme, lequel l'a porté vers la 2nde place du Grand Prix. Il l'a d'ailleurs gardée jusqu'à la fin, malgré la pression mise par Kimi Antonelli

"C'est la première fois cette année où j'ai senti que je pouvais réellement me battre pour la victoire", a-t-il confié après sa course. "Durant la première partie de la course, nous étions plus compétitifs et puis dans la seconde, quelque chose à l'arrière de la voiture n'allait plus. Tout devenait extrêmement difficile pour conduire, que ce soient les bosses, les vibreurs, la traction... (...) Mais je vais rester sur le sentiment d'avoir été proche d'une victoire. C'est quand même un très bon effort de l'équipe. Ils ont travaillé dur pour amener ces améliorations et c'est la première fois que je me suis vraiment senti compétitif en course, je pouvais pousser un peu plus."

Grâce à son podium, il siège désormais à la 7e place du classement pilotes. S'il venait à réaliser une nouvelle bonne course le week-end prochain, il pourrait se dresser 4e, devant Charles Leclerc, Lando Norris et Oscar Piastri. Il engagerait ainsi une "remontada", semblable à celle de l'an dernier.

Cependant, le pilote préfère rester prudent.

"Il reste plus de courses qu'il n'y en avait l'année dernière mais c'est un très gros écart", a-t-il souligné. "Nous avons encore trop de problèmes que ce soit au départ ou de fiabilité. Alors d'abord, on doit se concentrer sur tous ces aspects. Et si, on les corrige, alors on verra."

Ferrari en difficulté

Est-ce là la nouvelle baisse de régime de Ferrari ? Alors qu'on pensait l'écurie désormais apte à soutenir ses pilotes, des erreurs de stratégie ainsi qu'une absence de rythme, ont plombé Lewis Hamilton et Charles Leclerc

Le Britannique avait pourtant bien démarré. Parti rapidement, il était parvenu à atteindre la 2e place, et suivre Russell. Mais, la dégradation de ses pneus durs, et une bataille avec son coéquipier, n'ont pas favorisé sa réussite. Plus tard, le chaussage de pneus softs n'a pas aidé non plus. Revenu en pneus durs, il s'est battu jusqu'à la fin, sans pouvoir atteindre plus haut que la P5.

Du côté de Charles Leclerc, si tout a roulé le samedi (fini P2), le pilote n'avait aucun rythme en course. Il a donc été maîtrisé dès le départ, et n'a pas bien avancé durant la totalité du dimanche. Résultat : une P8 compliquée et un futur travailleur à envisager.

Le prochain week-end est à Silverstone. Le berceau du sport automobile britannique pourrait pousser à nouveau Hamilton dans ses retranchements. Mais, avec la performance autrichienne, ni le septuple Champion du monde, ni le Monégasque aborde la manche en Angleterre sereinement.