Le CIO a annoncé mardi qu'il autoriserait les Russes à participer aux épreuves par équipes et aux qualifications pour les Jeux de 2028 à Los Angeles, tout en maintenant son interdiction du drapeau et de l’hymne national russes.
"C’est terrible. Je pense qu'on est très, très loin du fair-play pour tous les pays concernés, pas seulement pour l’Ukraine", a déploré Marta Kostyuk en conférence de presse après sa qualification pour les demi-finales de Wimbledon.
"Je ne suis absolument pas d’accord avec cette décision. Mais j’ai l’impression que beaucoup de gens se sont exprimés sur cette question. Manifestement, eux non plus ne sont pas d’accord. Je ne pense pas que quoi que ce soit va changer", a-t-elle ajouté.
"Je veux juste aller sur le court et, je l’espère, battre chaque Russe que j’affronterai aux Jeux olympiques, et c’est tout" a affirmé la joueuse de 24 ans.
"Je suis sûre que nous allons agir, a-t-elle poursuivi lorsqu’on lui a demandé si les joueuses ukrainiennes allaient faire part de leurs inquiétudes à la Fédération internationale de tennis. Mais je ne vais certainement pas m’occuper de ça avant ma demi-finale", a-t-elle expliqué.
"Lundi, ils ont détruit quatre rues d’immeubles résidentiels. C’était à environ cinq kilomètres de chez mes parents. Encore une nuit difficile, avec beaucoup de morts, des innocents, des enfants. Ce n’est pas facile. J’essaie de me tenir informée de tout ce qui se passe", a raconté l'Ukrainienne.
Déjà présente dans le dernier carré à Roland Garros, Kostyuk s’est qualifiée pour sa deuxième demi-finale consécutive en Grand Chelem en battant l'Italienne Jasmine Paolini (6-3, 6-2) en quarts à Wimbledon. Elle affrontera la Tchèque Linda Noskova (12e) en demi-finale.
