France :
Maignan (6) - Koundé (7), Upamecano (7), Saliba (7), Digne (6) - Koné (8), Rabiot (7) - Dembélé (8), Olise (6), Doué (7) - Mbappé (8)
Maroc :
Bono (7) - Hakimi (3), Diop (4), Mazraoui (2), Salah-Eddine (3) - Bouaddi (4), El Aynaoui (5) - Diaz (5), Ounahi (5), Talbi (3) - El Khannouss (3)
Le MVP : Kylian Mbappé
Encore un début de match compliqué pour Mbappé, qui rate même son pénalty à la 28e minute, après avoir attendu trois minutes le débrief de la VAR. Avec une frappe à mi-hauteur et son pied trop ouvert, il ne trompe absolument pas Bono qui se détend. Mais le capitaine des Bleus est encore celui qui a tout déclenché : buteur sur une très belle initiative personnelle pour enrouler Diop et Bono et ouvrir le score, il est aussi au départ du but de Dembélé pour le break, et à la finition, faisant l'appel qu'il faut pour laisser le champ libre au joueur du PSG. Pas son meilleur match, mais il ressort avec un but et une passe décisive. Mais peut-être aussi une blessure, devant laisser sa place à Mateta à la 77e minute.
Le Patron : Manu Koné
Bonne surprise lors du match face au Paraguay, le remplaçant d'Aurélien Tchouaméni a enchaîné un nouveau match plein face à un milieu de terrain marocain de haut standing. Capable de récupérer un nombre incalculable de ballons dans les pieds marocains, il relance systématiquement vers l'avant, se projette pour proposer des options au porteur du ballon, mais aussi de venir faire les efforts défensifs en gagnant des duels... Avec 100% de passes réussies dans le dernier tiers, 5 récupérations et 47 touches pour seulement 3 pertes de balles. Une palette complète du joueur de l'AS Roma, qui a dominé les échanges face à son coéquipier en club Neil El Aynaoui.
La Bonne Surprise : la météo
Sous la menace d'un orage lors de presque chacune de ses sorties, l'équipe de France a pu bénéficier d'une météo clémente à Boston, avec certes 30 et quelques degrés tout le long de la rencontre mais aucune menace venue du ciel. L'autre bonne surprise de cette rencontre est aussi la présence d'Antoine Griezmann, qui, fraîchement buteur avec Orlando pour son premier match, est venu faire coucou à ses anciens coéquipiers. Si son départ de l'équipe de France est toujours flou, l'ancien meneur de jeu tricolore n'a rien perdu de son amour des Bleus.
La Déception : Le plan de jeu marocain
Le Maroc ne vient plus en Coupe du monde pour participer mais pour gagner répète-t-on dans le Royaume. Mais quelles ambitions quand le plan de jeu des Lions de l'Atlas est très vite de tenir un bloc bas devant son propre but et de se reposer, un bon moment, sur les prestations exceptionnelles de son gardien Bono. Offensivement, le Maroc, privé de son meilleur joueur Ismaël Saibari, n'a presque rien proposé : 5 tirs, 1 seul cadré. Les momentum eux sont sans équivoque : les temps forts ont été presque tous tricolores, le Maroc se contentant de briller sur ses sorties de balle avant de souvent perdre le cuir dans l'entre-jeu ou sur des ballons balancés sans trop d'idée pour un Bilal El Khannouss reconverti faux numéro 9 d'un soir. Pas vraiment ce qu'on pouvait attendre d'un candidat au titre en quarts de finale d'une Coupe du monde.
