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Avant la double arrivée à l'Alpe d'Huez, place à une dernière étape typée pour les baroudeurs. Une étape néanmoins compliquée, avec en point d'orgue la montée finale vers Orcières-Merlette. Néanmoins, les candidats au général devaient rester au chaud, et une échappée pouvait avoir le dernier mot.
Avant la Côte d'Engins (11.6 km à 5.5 %), 5 coureurs avaient déjà pris la tangente, mais la bagarre s'annonçait intense sur une longue montée. Néanmoins, aucune échappée n'était formée au sommet, où Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) passait en tête.
C'est dans la descente qu'un coup partait : le maillot vert Mads Pedersen (Lidl - Trek), Matteo Jorgenson (Team Visma | Lease a Bike), Thymen Arensman (Netcompany INEOS), Felix Engelhardt (Team Jayco AlUla), Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility), Pablo Castrillo (Movistar Team) et Nicolas Breuillard (TotalEnergies). Après un énorme effort, le champion de France Romain Grégoire (Groupama - FDJ United) parvenait à raccrocher le bon wagon.
Sacrée bataille
Un groupe tentait de réaliser la même performance dans l'ascension de la Côte de Monteynard (9.9 km à 5 %). Et il finissait par rentrer avant le sommet : Raúl García Pierna (Movistar Team), Mathias Vacek (Lidl - Trek), Mauro Schmid (Team Jayco AlUla), Egan Bernal (Netcompany INEOS), Richard Carapaz (EF Education - EasyPost) et Valentin Paret-Peintre, qui prenait de nouveau les points de la montagne.
Comme il allait le faire en haut de la Côte des Terrasses (3.3 km à 6.6 %). Sauf que derrière, un autre groupe se rapprochait. Un groupe qui plafonnait toutefois autour de la minute, qui ne s'entendait pas, et qui ne semblait pas en mesure de rentrer. Devant, Mads Pedersen passait en tête du seul sprint intermédiaire de la journée, et reprenait de l'air avec 32 points d'avance au classement d'un maillot vert qu'il est proche de ramener à Paris.
Une fois cet écueil passé, le groupe de tête explosait. Jorgenson, Johannessen, Schmid et García Pierna s'en allaient, bientôt rejoints par les duettistes Carapaz et Paret-Peintre. La victoire allait normalement se jouer entre les six, et Jorgenson lançait les hostilités à 25 km de l'arrivée. Dans la Côte de Saint-Léger-les-Mélèzes (2.5 km à 6.7 %), Paret-Peintre faisait l'effort pour gratter deux points de plus, mais semblait avoir grillé ses cartouches pour la victoire finale.
Enfin Carapaz
Restait donc la montée finale vers Orcières-Merlette (7.1 km à 6.7 %). Qui allait tenter sa chance en premier ? Tout le monde se regardait, personne ne voulait tenter sa chance trop tôt, jusqu'à ce que Carapaz lance une véritable offensive à 4 km. Une fois encore, seul Paret-Peintre prenait la roue de l'Équatorien. Schmid et Jorgenson revenaient, mais la deuxième était la bonne pour Carapaz, qui scotchait tout le monde et s'en allait vers la victoire.
Depuis le début du Tour de France, l'Équatorien avait attaqué sans relâche. En course pour le maillot à pois, il se voit désormais récompensé pour son tempérament offensif bien connu. Une belle récompense pour un grand champion. Valentin Paret-Peintre termine quatrième, et la possibilité d'une victoire française sur cette édition de la Grande Boucle s'amenuise de plus en plus...
