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La Coupe du monde des États-Unis à domicile se déroulait comme dans un rêve. Deux matchs, deux victoires, la qualification et la première place de la poule déjà assurée : de quoi faire tourner pour ce dernier match sans enjeu pour Team USA, et pour la Turquie, déjà éliminée, qui voulait sans doute éviter de terminer le Mondial sans avoir marqué le moindre but.
Mais la version bis de l'équipe américaine se ruait immédiatement à l'attaque, et en moins de trois minutes, un corner traversait toute la défense turque, sans réaction, et échouait à Auston Trusty, qui ne se posait pas de question au moment de fusiller Uğurcan Çakır.
Comme contre le Paraguay, la Turquie avait pris un but d'entrée de jeu. Mais cette fois, elle allait réagir de la bonne manière. Pas d'effondrement, juste des tentatives de construction, jusqu'à trouver la faille dans la défense adverse et voir Arda Güler égaliser (10e). L'honneur était sauf, et c'était déjà quelque chose.
Une égalisation qui ne changeait cependant pas grand-chose à la physionomie de la rencontre. Team USA semblait un cran au-dessus, et surtout, la défense turque donnait des sueurs froides presque sur chaque ballon. Néanmoins, le rythme chutait peu à peu, alors les Américains repartaient apporter le danger sur phases arrêtées. Un corner de plus, et Mark McKenzie trouvait la faille sur un ballon non dégagé, mais le drapeau se levait. Une minute plus tard, la Turquie envoyait un magnifique jeu à trois pour décaler Eren Elmalı, qui offrait le deuxième but à Orkun Kökçü (31e).
C'était la stupéfaction : la Turquie était alors la meilleure équipe sur le terrain. Les Américains faisaient bien trop de "hero ball", cédaient de surcroît à des provocations adverses, et perdaient leur jeu percutant du début de rencontre. Néanmoins, ils continuaient de se montrer dangereux sur corner, Auston Trusty frôlant l'égalisation dans les arrêts de jeu. Mais à la pause, l'avantage de la Turquie était mérité.
La Turquie avec ses regrets
Sauf qu'encore une fois, le démarrage était raté : rapidement, les USA mettaient la pression, et suite à un ballon dégagé dans l'axe, Sebastian Berhalter armait une demi-volée rasante qui offrait une belle image au ralenti, mais qui était surtout diablement efficace pour se glisser dans le soupirail d'Uğurcan Çakır (49e).
De quoi rééquilibrer les débats, puisque la Turquie avait sérieusement ralenti offensivement parlant. Entré en jeu, Christian Pulisic mettait le feu dans la défense, mais la finition péchait. Notamment sur un retourné de Ricardo Pepi qui manquait de surprendre la défense (63ᵉ) mais que le portier turc déviait de justesse sur le poteau.
Le match sentait alors le KO, des situations chaudes de part et d'autre, une frappe au ras du poteau de Pulisic lançait la fin de match. Les bonnes initiatives étaient nombreuses, mais la finition empreinte de maladresse, de quoi empêcher le public californien de voir un dernier but. Jusqu'au bout des arrêts de jeu, quand Kaan Ayhan surgissait pour pousser au fond des filets un ballon qui traîne et refroidir pour de bon le stade...
2-2 donc, un résultat logique, qui permet à la Turquie de ne pas repartir bredouille et à Team USA de mesurer l'ampleur de l'écart entre ses titulaires et ses remplaçants. Cela devrait aller contre la Bosnie, mais pour un parcours plus profond, cela peut s'avérer compliqué... Les Turcs, eux, ne rentreront pas bredouilles. Maigre consolation...
La Coupe du monde 2026 se déroulera du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Le tournoi réunira 48 sélections et se jouera dans 16 stades modernes.
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