Jannik Sinner maîtrise Novak Djokovic et jouera pour le doublé à Wimbledon dimanche

Jannik Sinner intouchable.
Jannik Sinner intouchable.REUTERS/Marko Djurica

Un match de n° 1 mondial : Jannik Sinner n'aura quasiment laissé aucune chance à Novak Djokovic, et s'impose logiquement en trois manches. L'Italien retourne en finale de Wimbledon, et visera le doublé dimanche en finale.

Alors, qui allait rejoindre Alexander Zverev en finale de Wimbledon ? La deuxième demi-finale du simple hommes proposait un nouvel épisode d'un duel de ténors. Dans le coin droit, Jannik Sinner, toujours sans titre en Grand Chelem en 2026, et dans le coin gauche, Novak Djokovic, toujours en quête d'un 25e titre du Grand Chelem. De quoi faire saliver n'importe quel amateur de tennis. 

À ce sujet - Zverev met fin au rêve de Fery et vise un autre Grand Chelem à Wimbledon

Le début de match était conforme aux attentes : deux joueurs sûrs de leur force, qui déroulaient sur leurs mises en jeu, mais à 2-2, "Nole" devait écarter une première balle de break. Le Serbe semblait un peu moins souverain sur son service que son rival, et cela se vérifiait à 4-4 : Sinner obtenait deux balles de break, caviardait la première d'un smash dans le filet, mais envoyait un incroyable passing de revers sur la deuxième.

Sinner trop puissant

Sans trembler, malgré la pression alors mise par Djokovic, le n°1 mondial venait conclure en patron le premier set. On craignait alors le pire pour le déroulement de la rencontre, et plus le match avançait, plus l'ascendant du Transalpin semblait énorme. "Nole" devait puiser dans ses réserves, sauvait deux balles de break au cinquième jeu, puis une au septième, mais devait de nouveau céder sa mise en jeu sur une amortie magique de Sinner

Le dernier duel était pour Djokovic.
Le dernier duel était pour Djokovic.AFP / EnetPulse

Impressionnant de sérénité et de solidité, l'Italien déroulait son jeu en cadence, et ne tardait pas à doubler la mise. L'issue paraissait inéluctable, mais on espérait secrètement voir Djokovic lancer un baroud d'honneur dont lui seul a le secret. Quand il sauvait trois balles de break dès le premier jeu de la troisième manche, cette hypothèse prenait de l'épaisseur, mais la quatrième allait être fatale. 

Ne restait plus à "Nole" qu'à tenir son service et attendre une hypothétique ouverture sur mise en jeu adverse. Il sauvait une balle de double break, puis déployait des trésors de combativité à l'échange, et obtenait enfin une balle de break… que le n°1 mondial effaçait d'un ace. La chance du Serbe était passée, et l'Italien concluait sur un dernier jeu blanc, à l'image de son match : implacable. 

6-4, 6-4, 6-4 : une démonstration de maîtrise. Jannik Sinner a fait du Novak Djokovic… à Novak Djokovic. L'Italien était trop fort, trop puissant, trop précis, et a sorti un match de patron histoire de dissiper les doutes après son échec à Roland-Garros. Pour "Nole", le 25e Grand Chelem attendra. Encore…