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Imane Khelif fera ses débuts professionnels le 15 décembre à Paris

Imane Khelif.
Imane Khelif.FRANCK FIFE / AFP

Absente des rings depuis les Jeux de Paris, la championne olympique de boxe Imane Khelif disputera son premier combat professionnel le 15 décembre dans la capitale française, son entraîneur visant une ceinture mondiale "très rapidement".

Cible récurrente d'attaques sur son genre, la boxeuse algérienne de 27 ans avait dû reporter en avril dernier son premier combat chez les pros après une blessure à l'entraînement.

Détentrice d'une licence professionnelle féminine auprès de la Fédération française de boxe, Imane Khelif combattra le 15 décembre à la Maison de la Mutualité, ont annoncé vendredi lors d'un point presse à Paris la boxeuse, son entraîneur Kamel Abdesselam et l'organisateur de l'événement Yacin Berrabah.

"Cela fait deux ans et quelque que je n'ai pas boxé, et le ring m'a vraiment manqué. Je vis pour ça, j'ai hâte de reprendre, pour moi et pour mon public. Les dernières années (après Paris-2024) ont été assez compliquées pendant ce temps de pause. Le temps était venu pour passer professionnelle, je vais tout donner", a déclaré Imane Khelif.

Alors qu'elle a obtenu sa médaille olympique dans la catégorie des -66 kg, elle combattra le mois prochain dans la catégorie des super-welters (-69,8 kg) et affrontera Clarida Sarabia, licenciée aux Pays-Bas. Une "adversaire de haut niveau invaincue avec quatre victoires et quatre KO donc c'est un vrai risque, mais on a confiance en Imane", met en avant son entraîneur Kamel Abdesselam.

Celui-ci juge que la boxeuse algérienne peut "très rapidement" décrocher une ceinture mondiale, "potentiellement c'est entre trois et cinq combats, elle a le potentiel".

"On veut mettre Imane sur le toit du monde, on peut la comparer à Mohamed Ali", estime Yacin Berrabah.

Imane Khelif n'a plus combattu depuis sa médaille d'or à Paris 2024 et n'avait notamment pas pu participer en juin 2025 au tournoi d'Eindhoven en raison de l'introduction, une semaine plus tôt, d'un test chromosomique obligatoire par la fédération internationale World Boxing.

Régulièrement accusée d'être une sportive transgenre, la boxeuse est née fille mais est naturellement porteuse du gène SRY, considéré comme un indicateur de masculinité. En février, elle avait révélé dans L'Equipe avoir eu recours à un traitement hormonal pour faire baisser son taux de testostérone avant les JO 2024.

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