"Je n'aimerais pas jouer contre la Colombie", a déclaré l'Anglais Gary Lineker un peu plus tôt dans la compétition. Un autre acteur de cette Coupe du monde, davantage principal, a également dressé les louanges de la bande de James Rodriguez. Il s'agit de Luis de la Fuente.
Le sélectionneur espagnol voit les Cafeteros parmi les favoris à la victoire finale. Son constat date de la fin de la phase de poules, mais on imagine que son regard n'a pas changé depuis.
Ce mardi, la Colombie de Luis Diaz affronte la Suisse en 8ᵉ de finale, un rendez-vous qui paraît à sa portée, d'autant que l'horizon semble plutôt dégagé. Avec un quart de finale potentiel contre l'Argentine, la sélection sud-américaine progresse tranquillement dans le tableau. Et avant leur troisième huitième de finale de Coupe du monde de leur histoire, les Colombiens entraînés par l'Argentin Nestor Lorenzo, tous les feux semblent au vert.
Un petit but encaissé depuis le coup d'envoi le 11 juin – c'était lors de la première rencontre face à l'Ouzbékistan –, le collectif colombien présente de belles garanties afin de se présenter comme un outsider plus que sérieux. À l'image de la Norvège, mais sans buteur providentiel, les Cafeteros ont produit du jeu sur le continent nord-américain. Surtout, au fil des matches, ils semblent avancer avec de moins en moins de doutes sur leurs capacités.
Seule ombre au tableau peut-être, l'épidémie de grippe qui sévit dans ses rangs. "Il y a un virus qui m’a touché, ainsi que beaucoup de mes coéquipiers", a d'ailleurs avoué James Rodriguez après la victoire face au Ghana la semaine passée.
Une solidité à toute épreuve ?
Quatre jours se sont écoulés depuis et cela pourrait compter dans le rapport de force. De nouvelles informations devraient survenir dans les prochaines heures, d'ici le coup d'envoi, mais c'est un défi de plus pour la Colombie qui va espérer pouvoir compter sur ses meilleurs éléments.
"Plusieurs joueurs ont présenté des symptômes grippaux similaires et nous anticipons qu’ils pourraient ressentir une fatigue accrue", avait notamment affirmé Nestor Lorenzo ce week-end.
Un technicien en poste depuis juillet 2022 et qui a su mettre au point une sélection performante. Cela s'est vu à la Copa América 2024 avec la finale perdue contre l'Argentine alors que les Cafeteros n'avaient plus atteint ce stade de la compétition depuis leur sacre en 2001. Lors des éliminatoires du Mondial 2026, ils ont été très performants et force est de constater que la dynamique se poursuit.
En finissant première de son groupe, la Colombie s'est créé une belle opportunité avec un tableau relativement ouvert. Le Ghana, puis la Suisse, les 16ᵉ et les 8ᵉ sont abordables. La victoire face aux Black Stars l'a confirmé. Et sur le plan du jeu, c'est une équipe qui maîtrise son football. Il n'y a que très peu d'improvisation et, lorsqu'il y en a, c'est clairement voulu, à l'image de ce que savent faire des joueurs comme le défenseur Daniel Munoz. Très actif dans son couloir droit, il fait partie des Cafeteros qui sortent du lot. À gauche, c'est Johan Mojica qui se montre performant, tandis qu'au milieu de terrain, le jeune Gustavo Puerta (22 ans) crève aussi l'écran.
Offensivement, il y a donc Luis Diaz et James Rodriguez qui sont accompagnés de Jhon Arias et cela donne un cocktail plutôt explosif. De la verticalité, de l'intensité, il n'en faut pas moins pour gagner des matches. Et l'insouciance qui s'en dégage ne pousse pourtant pas leur sélectionneur à se voir trop beau.
"Je préfère ne pas être dans cette position de favori. C’est un poids, surtout parce qu’il reste d’excellentes équipes et qu’on constate que la frontière est très mince entre celles qui se qualifient et celles qui n'y arrivent pas", a souligné Lorenzo. Bonne chance à la Nati !
