Quand on est double champion du monde (2023, 2025) du 100 mètres papillon, et même si on a échoué sur la distance aux Jeux Olympiques, on est logiquement le favori pour les Championnats d'Europe. C'est ainsi qu'on pouvait présenter Maxime Grousset avant la finale ce jeudi dans le bassin parisien.
Néanmoins, il retrouvait une nouvelle fois sur sa route son meilleur ennemi, Noè Ponti. Le Suisse avait survolé les demi-finales, avec un clinquant 50.21, là où le Néo-Calédonien s'était contenté de 50.78.
Mais c'est Kristof Milak qui allait mettre tout le monde d'accord. Alors que Grousset était parti le plus vite et semblait filer vers la victoire, le Hongrois a sorti une fin de course exceptionnelle pour rafler la mise finalement assez largement. 49.48, record d'Europe pour Milak qui appartenait à... Maxime Grousset, en argent comme sur 50 m papillon. Mais après sa fracture du pied deux mois en arrière, voilà une belle récompense de plus.
Mary-Ambre Moluh, la nouvelle star
Elles étaient deux en finale du 50 m dos. Si Analia Pigrée était championne d'Europe sur la distance en 2022, elle n'a pu se mêler à la lutte, terminant 7e. Les espoirs étaient plutôt portés sur Mary-Ambre Moluh, révélation des derniers Championnats de France.
Même si elle a déjà beaucoup nagé depuis le début de la compétition, la nouvelle star a répondu présent. Il n'était de toute façon pas question d'inquiéter Sara Curtis, tant l'Italienne était au-dessus du lot. Un état de fait matérialisé par un nouveau record du monde en 26.56, améliorant sa meilleure marque établie... la veille en demi-finale !
Mais derrière, Mary-Ambre Moluh a tenu le choc. De peu, certes, mais avec 27.06, elle bat son record de France, repousse des noms célèbres comme Lauren Cox ou Marrit Steenbergen, et ouvre son palmarès individuel. La première médaille d'une longue série, sans nul doute.
