Quel est le point commun des victoires de l'Espagne contre l'Arabie Saoudite (4-0) et l'Autriche (3-0) ? La titularisation de Dani Olmo.
La présence du Catalan est indispensable. Dans un rôle similaire à celui qu'il a au Barça, à la fois faux 9 et deuxième meneur de jeu pour accompagner Pedri, Olmo sert d'appui et de fixation. Et quand il est sur la pelouse, le jeu de la Selección prend une autre épaisseur.
Contre le Cap Vert (0-0) et contre l'Uruguay (1-0), son absence s'est traduite par un manque de créativité et de décalages offensifs même si, contre la Celeste, il s'agissait plus de lucha libre que de football.
Pour l'organisation de sa colonne vertébrale, Luis de la Fuente n'a pas à hésiter, Hansi Flick a pavé le chemin : Pau Cubarsí, Pedri, Olmo et Lamine Yamal forment l'ossature de la Roja et, pourtant, le sélectionneur n'affiche pas la même confiance à l'ancien joueur du Dinamo Zagreb qui est souvent le premier à sortir du terrain quand il débute. Cette constatation doit être édulcorée : une fois que la décision est faite (4-0 contre les Saoudiens, 2-0 contre les Autrichiens), Olmo sort. Une manière de protéger une pièce indispensable ? Possible, sans que cela n'apparaisse comme une certitude.
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Contre l'Arabie Saoudite, Olmo a été omniprésent avec 17 passes réussies sur 18 dans le dernier tiers (dont 6/6 quand elles ont été vers l'avant) et 2/2 dans ses déviations.

Contre l'Autriche, il a fait encore mieux : 13/13 dans le dernier tiers dont 5 vers l'avant, 5 duels remportés sur 6 et 3 tacles réussis sur 4.

Outre ses statistiques éminemment positives, Olmo est la clef pour connecter Mikel Oyarzabal. Le Basque a commencé sa compétition sans aucun ballon touché pendant les 30 premières minutes contre le Cap Vert. Or avec Olmo sur le terrain, il a inscrit trois de ses quatre buts, preuve que l'association repose sur des automatismes acquis et qui permettent de créer des failles chez les adversaires.
La mobilité des deux hommes, associée à la faculté d'Álex Baena à se muer en intérieur sur le côté gauche et celle de Lamine Yamal à attirer deux, trois, voire quatre adversaires, favorisent les décalages et les solutions, sans oublier que Pedri peut trouver une ligne de passe improbable et que Rodri peut aussi se servir de sa frappe pour tenter de loin. Mais c'est bel et bien avec Olmo que la Selección est la plus attractive et létale.
