Sorti premier d'un groupe abordable, vainqueur sans trembler de la Bosnie-Herzégovine en 16e de finale (2-0), le tout en développant un jeu séduisant, Team USA s'avance vers le véritable révélateur de son tournoi. Une élimination à ce stade le rendrait décevant, quand une qualification signerait déjà une compétition réussie avec un quart de finale, comme en 2002, année de la meilleure performance du pays dans l'ère moderne.
Pour atteindre ce premier objectif, alors que les supporters de cette nation résolument optimiste se projettent déjà le trophée à la main, les Etats-Unis défient la Belgique, un bastion du foot européen qui semble en déclin mais garde encore quelques ressources. Le Sénégal peut en témoigner avec une élimination en 16e de finale (3-2 a.p.) en ayant mené 2-0 jusqu'à la 85e minute.
À la peine pour sortir du groupe G (deux nuls, une victoire), au bord du gouffre en 16e, les Diables rouges ont montré des signes de fébrilité collective, mais conservent un grand gardien (Thibaut Courtois), des milieux d'expérience (Kevin De Bruyne, Youri Tielemans) et une flèche qui doit se relancer devant (Jérémy Doku).
"C'est un énorme défi", a admis le milieu de terrain américain Tyler Adams lors d'un point presse. "Ils ont beaucoup de qualité sur le terrain, mais nous pensons que c'est aussi notre cas, nous nous attendons à un grand duel." Le joueur de Bournemouth se méfie des transitions belges, "avec ce talent supérieur qu'ils ont dans le dernier tiers".
Balogun disponible
Les Etats-Unis peuvent s'avancer confiants. D'autant qu'ils pourront s'appuyer sur leur attaquant en forme Folarin Balogun, dont le carton rouge reçu lors du match face à la Bosnie-Herzégovine a été suspendu dimanche par la FIFA en application de l'article 27 de son Code disciplinaire, qui concerne la "suspension de la mise en oeuvre des mesures disciplinaires".
Balogun, brillant sur la lancée d'un bon printemps avec l'AS Monaco, avait été exclu pour un geste non maîtrisé, après avoir inscrit son troisième but du Mondial et aurait dû purger un match de suspension. "Voir son sourire sur son visage (en apprenant la nouvelle) et savoir qu'il va nous donner un coup de pouce demain, c'est super", s'est réjoui son coéquipier Christian Pulisic, cité par la Fédération américaine dans un communiqué. Le président américain Donald Trump a remercié la Fifa "d'avoir réparé une grave injustice".
Petit motif d'inquiétude tout de même avant la rencontre de lundi à 17h00 (mardi 00h00 GMT) à Seattle: les supporters se souviennent encore de la raclée infligée par la Belgique 5-2 fin mars à Atlanta. "C'était un match amical, ça n'a rien à voir", a balayé l'arrière Sergino Dest. "C'est fait pour expérimenter certaines choses."
Dans un pays où le "soccer" masculin reste un sport mineur, Team USA semble avoir enclenché un début d'engouement populaire, et évolue dans des stades pleins à l'ambiance joyeuse qui fait écho aux sourires affichés par le staff et les joueurs. Pochettino a chanté à plein poumons après la qualification le classique "Take Me Home, Country Roads" de John Denver, devenu le tube signature d'une sélection lancée sur une bonne dynamique.
La Coupe du monde 2026 se déroulera du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Le tournoi réunira 48 sélections et se jouera dans 16 stades modernes.
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