Les 182 coureurs ont été libérés à 13h28 par le directeur du Tour Christian Prudhomme, sous une température de 38 degrés qui ne devrait guère évoluer tout au long du parcours de 181,9 km, avec pour principale difficulté le col de Montségur (2ᵉ catégorie, 6,9 km à 6,6 %), à une trentaine de kilomètres de l'arrivée.
Ce col pourrait jouer un rôle majeur en vue de la victoire d'étape. "Je ne sais pas s'il y a des sprinteurs qui vont être capables de (le) passer et d'avoir une équipe assez forte pour aller rechercher l'échappée", a dit à l'AFP Thierry Gouvenou. "Ça peut convenir à un baroudeur-sprinteur, mais il faut qu'il soit endurant", a ajouté le traceur du Tour.
Dès le départ réel, le champion des Etats-Unis Quinn Simmons a placé la première attaque, suivi de près par le champion de France, Romain Grégoire.
Un autre facteur va donc constituer le fil rouge de cette étape: la chaleur, écrasante, avec deux départements traversés, l'Aude et l'Ariège, en vigilance orange canicule.
Si une annulation ou même un rabotage de l'étape, désormais possible en cas de chaleur extrême, n'est pas d'actualité, l'Union cycliste internationale (UCI) a annoncé mardi matin un assouplissement des dispositions relatives au ravitaillement.
En accord avec les organisateurs, "il a été décidé d'autoriser exceptionnellement l'utilisation de musettes dans les zones initialement prévues pour la transmission de bidons uniquement situées au sein des ascensions répertoriées. Cette disposition vise à faciliter la distribution de plusieurs bidons simultanément à chaque coureur afin de garantir une hydratation optimale", a expliqué l'instance.
Au lendemain de sa 22ᵉ victoire d'étape dans le Tour de France, aux Angles, Tadej Pogacar, double vainqueur sortant, devrait cette fois se contenter de contrôler la course au sein du peloton des favoris.
C'est en tout cas ce qu'espèrent les baroudeurs et sprinteurs capables de briller sur un parcours accidenté dépourvu de grands cols.
L'arrivée au pied du château de Foix est prévue vers 17h30.
