Les coureurs du Tour de France sont entrés en France, où le final aura lieu "sans public"

Les coureurs du Tour de France sont entrés en France, où le final aura lieu "sans public"
Les coureurs du Tour de France sont entrés en France, où le final aura lieu "sans public"Photo par ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Les coureurs du Tour de France dont le maillot jaune Jonas Vingegaard, partis lundi midi de Granollers (Espagne), sont entrés en France, où le final de la 3e étape a lieu "sans public" du fait de l'important incendie dans les Pyrénées-Orientales.

L'échappée, composée de six coureurs, est passée à Ur, la première commune française traversée par cette 113e édition, à 16h05, suivi du peloton des favoris une minute trente secondes plus tard. L'arrivée se trouve à quelque 40 kilomètres de là.

Alors que le public était encore nombreux dans les dernières pentes du col de Toses (1re catégorie, 9,3 km à 6,5%) mais aussi à Puigcerda, juste avant la frontière, seuls les résidents étaient autorisés à se poster sur le bord des routes à partir d'Ur.

De Granollers, au nord de Barcelone où le départ fictif a été donné à 12h20, l'étape compte bien les 195,9 km prévus dans la mesure où le parcours n'a pas été raboté. Mais il a été "adapté" pour tenir compte de l'incendie de grande ampleur qui a déjà ravagé plus de 4.600 hectares dans les Pyrénées-Orientales.

Ce feu toujours actif se trouve plusieurs dizaines de kilomètres à l'est du parcours, dans la plaine, mais il focalise les services de l'État, et les autorités ont décidé, en lien avec les organisateurs du Tour, qu'il n'y aurait pas de caravane dans le final de l'étape, et que celui-ci se déroulerait "sans public" de la frontière jusqu'aux Angles.

"La première chose, c'est la protection des gens... On pense évidemment d'abord aux populations" touchées, a lui-même souligné le patron du Tour, Christian Prudhomme.

Sur le plan sportif, au lendemain de la victoire à Barcelone du Mexicain Isaac Del Toro, lieutenant de luxe de Tadej Pogacar chez UAE, cette entrée dans les Pyrénées se fait en douceur: l'étape propose pas mal de dénivelé (3.850 mètres) mais le final se déroule essentiellement sur des plateaux d'altitude, avec deux cols de troisième catégorie et pas d'ascension très difficile.

"C'est une étape pour les baroudeurs", a résumé auprès de l'AFP Thierry Gouvenou, l'architecte du parcours, et le maillot jaune pourrait bien changer d'épaules. L'altitude aidant, il fera moins chaud dans le final, avec 27 degrés prévus sur la ligne, aux Angles, à 1.794 m d'altitude.