La dernière confrontation entre les deux équipes avait également eu lieu à Naples, lors des quarts de finale de la Ligue Europa 2019, et cette fois-là, les Londoniens du Nord s’étaient imposés 1-0 au terme d’un match âprement disputé grâce à Alexandre Lacazette.
Arsenal en grande forme
Il faut remonter à décembre 2013 pour retrouver la précédente rencontre en Ligue des champions, avec une victoire 2-0 de Naples lors de ce match.
Après avoir perdu la finale de la saison dernière aux tirs au but face au Paris Saint-Germain, Mikel Arteta et son groupe voulaient faire encore mieux cette année.
Incroyablement, les Gunners n’ont perdu aucun match de LDC en 90 minutes lors de la saison 2025/26, mais n’ont malgré tout pas réussi à décrocher le trophée pour la première fois de leur histoire.
Ils avaient cependant parfaitement lancé leur saison de Premier League, remportant tous leurs matchs jusqu’ici, tandis que les Partenopei abordaient cette rencontre avec une victoire et deux défaites lors de leurs trois premiers matchs de Serie A.
Gyokeres impliqué d’entrée
Naples avait aussi un solide bilan à domicile en LDC à défendre, n’ayant perdu qu’un seul de ses quatre matchs dans la compétition la saison passée.
Les locaux ont été mis sous pression dès les premières minutes, avec Viktor Gyokeres inhabituellement très actif dès le coup d’envoi.
Il avait déjà créé trois occasions avant le quart d’heure de jeu, avec Bukayo Saka, Eberechi Eze et Gabriel Magalhaes qui voyaient tous leurs tentatives contrées.
On attendait beaucoup de Kevin De Bruyne, le maître à jouer de Naples, et l’ancien de Manchester City s’est procuré la première occasion de son équipe, mais il a fallu attendre le quart d’heure de jeu, alors que près de 50 % du temps s’était déjà déroulé dans le tiers défensif de Naples.
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La défense de Naples sous une pression immense
La ligne arrière des locaux a subi une pression énorme et semblait incapable d’endiguer la vague, Amir Rrahmani n’ayant réussi aucun tacle, tandis que Rafa Marin et Mathias Olivera n’en gagnaient qu’un chacun.
Avec Giovanni Di Lorenzo, les quatre défenseurs étaient très sollicités dans les duels individuels face à leurs vis-à-vis, mais là aussi, ce sont les visiteurs qui dominaient. Par exemple, Marin a tenté neuf duels mais n’en a remporté que trois, et aucun dans les airs.

À la pause, Arsenal avait déjà tenté huit tirs au but, dont cinq pour Saka, et dominait totalement Naples.
La prestation d’Ezri Konsa a été sublimée par un taux de passes réussies de 100 %, tandis que Declan Rice (93,9 %), Eze (95,5 %) et Piero Hincapie (97,1 %), entre autres, donnaient une véritable leçon de maîtrise et de gestion du ballon.
Distribution décevante de De Bruyne
Fait étonnant, après son début de match tonitruant, Gyokeres n’avait touché que six ballons au total avant la pause.
Trois changements opérés par les locaux avant l’heure de jeu étaient inévitables, tant les hommes d’Arteta avaient la mainmise totale sur la rencontre après la reprise.

Une possession collective ahurissante de 81 % lors du premier quart d’heure de la seconde période a totalement acculé Naples, et le taux de passes réussies de De Bruyne, limité à 69 % – du jamais vu pour le Belge – en disait long.
Il a fallu attendre la 75ᵉ minute pour voir Martin Odegaard débloquer la situation, le Norvégien réalisant un excellent début de saison, mais ce but semblait inévitable tant la domination était nette.
Le but d’Odegaard, une récompense logique pour Arsenal
Naples n’a touché que huit ballons dans la surface d’Arsenal, dont une frappe non cadrée de Rasmus Hojlund à l’heure de jeu – leur dernière tentative du match – alors qu’en face, les Gunners en comptaient 51.
La seule vraie surprise, c’est que les locaux aient tenu aussi longtemps.
Christos Tzolis, passeur décisif pour Odegaard, a vu une de ses tentatives repoussée sur la ligne en fin de match, et c’est sans doute plus par chance que par maîtrise que les Partenopei n’ont pas encaissé d’autres buts ce soir-là.
Les visiteurs ont tenté 26 tirs et effectué 608 passes, soit les meilleurs totaux de la compétition depuis le début de la saison dernière, tandis que Naples enchaîne un quatrième match de LDC sans victoire, sa plus longue série du genre depuis 2004/05.
Si un score final ne reflétait pas la physionomie d’un match, c’était bien celui-ci, tant Arsenal a surclassé le géant italien dans tous les compartiments du jeu.
L’équipe de Massimiliano Allegri se déplacera à Villarreal pour son prochain rendez-vous en LDC, en espérant que sa mauvaise dynamique dans la compétition s’efface face à une équipe qui avait terminé avant-dernière la saison passée, sans la moindre victoire en huit matchs.
