Victor Wembanyama débute avec gourmandise ses premiers play-offs en NBA

Victor Wembanyama le 1er avril.
Victor Wembanyama le 1er avril.EZRA SHAW/GETTY IMAGES VIA AFP

Passé en un an du fond du classement de la NBA à candidat au titre, Victor Wembanyama attaque avec gourmandise ses premiers play-offs à la tête des San Antonio Spurs, équipés pour retrouver leur lustre passé.

Après une première saison réussie (rookie de l'année) mais chiche en victoires (22, pour 60 défaites), une deuxième bien lancée (première sélection au All-Star Game), mais terminée dès février avec une thrombose veineuse, "Wemby" a intégré lors de ce troisième exercice le cercle des meilleurs joueurs de la ligue nord-américaine au cœur d'un collectif aux progrès fulgurants.

Les San Antonio Spurs sont passés en douze mois de la treizième (34 succès) à la deuxième place de la conférence Ouest (62 succès), et le Français de 22 ans candidate à la récompense individuelle de MVP.

Wembanyama va découvrir les play-offs, que les Spurs retrouvent pour la première fois depuis 2019, avec une série de premier tour qui débute dimanche à domicile face aux Portland Trail Blazers. Mais il n'est pas question d'une année de découverte.

Galvanisés par leur excellente saison régulière, une finale de Coupe NBA en décembre, les Spurs, portés par leur géant français (2,24 m), un meneur All-Star (De'Aaron Fox) et un arrière explosif (Stephon Castle), figurent parmi les prétendants au titre, juste derrière le Thunder d'Oklahoma City, tenant et grand favori, et peut-être les Boston Celtics de Jayson Tatum (champion en 2024) et les Denver Nuggets de Nikola Jokic (titré en 2023), eu égard à leur expérience.

Wemby "rêve" du titre

"Je ne peux pas m'empêcher de rêver" du titre, a expliqué Wembanyama mardi lors d'un point de presse, tout en assurant vouloir "garder les pieds sur terre".

Un comble pour "l'alien", promis à la récompense de défenseur de l'année grâce à sa force de dissuasion unique sur les attaques adverses (3,1 contres de moyenne), tout en ayant su polir un arsenal offensif complet, pour marquer en moyenne 25 points par match en moins de 30 minutes sur les parquets.

"On peut le sentir... Tout le monde est plus concentré, plus impliqué. Ça m'a manqué ces matches à enjeux", a encore commenté "Wemby" qui, s'il découvre les phases finales NBA, a déjà brillé dans l'environnement des Jeux olympiques de Paris achevés avec une médaille d'argent au cou.

"Les play-offs, on en rêve en tant qu'enfant", a ajouté celui qui se dit "proche d'être à 100 % de sa forme physique".

Mis au repos dimanche lors du dernier match de saison régulière contre Denver, Wembanyama aura profité de huit jours de repos complets, sûrement bienvenus après avoir été touché au niveau des côtes la semaine dernière.

Manque d'expérience

Les Texans partent largement favoris de la série au meilleur des sept matches contre les Trail Blazers du coach brésilien Tiago Splitter, champion sous le maillot des Spurs en 2014, dernier des cinq trophées de la franchise (après 1999, 2003, 2005 et 2007).

Wembanyama voit en ses adversaires de l'Oregon "une équipe très active pas facile à jouer avec une identité forte".

Son entraîneur Mitch Johnson se méfie d'un collectif "qui met une pression forte sur le porteur de balle, essaie de perturber ton rythme, se bat pour contrer les transitions et pour amener de la présence au rebond".

Si les Spurs profitent d'un effectif jeune, talentueux et insouciant, à l'image de leur rookie Dylan Harper en sortie de banc, ils pourraient aussi pâtir d'un certain manque d'expérience.

Dans leur cinq majeur, seul De'Aaron Fox a déjà joué en play-offs, sept rencontres au total pour une série en 2023 avec Sacramento. Les Texans comptent toutefois sur leur banc deux champions NBA avec Harrison Barnes (2015, Golden State) et Luke Kornet (2024, Boston).

Le Thunder, dont les Spurs semblent suivre l'exemple avec deux ans de retard, avait été sorti au deuxième tour des play-offs 2024 après avoir terminé en tête de la conférence Ouest, achevant un apprentissage qui les avait menés au titre l'an passé.