Un an après le début du chantier, la ligne droite est entièrement asphaltée et environ 350 personnes travaillent quotidiennement sur la piste et dans la ligne des stands pour achever le projet dans les temps.
"C'est un vrai défi", reconnaît auprès de l'AFP Francisco Gonzalez Torres, directeur général d'Eiffage Construccion, la filiale espagnole du groupe français de BTP en partie en charge du chantier. Un défi car celui-ci a notamment dû être mis "quasiment à l'arrêt" en début d'année en raison des pluies diluviennes qui ont touché Madrid.
Pour que tout soit bien prêt "dans un délai aussi court", "nous avons en ce moment des équipes qui tournent sur six jours, 24 heures sur 24", précise Bruno Cahen, directeur général d'Eiffage Route.
"À partir de juin, la Fédération internationale de l'automobile (FIA) va rester deux mois et va tout contrôler, comme un audit permanent pour homologuer le circuit", avant le passage des pilotes, détaille-t-il, précisant que des travaux doivent encore être effectués sur "les à-côtés et tout l'environnement", notamment la pose des barrières de sécurité.
Lors du Grand Prix, prévu du 11 au 13 septembre, les pilotes emprunteront le "monumental" virage 12, long de plus de 500 mètres et marqué par "une inclinaison transversale de 24 %", "la plus raide" du championnat, décrit Francisco Gonzalez Torres.
Les pilotes y arriveront à environ 300 km/h, après une petite chicane, puis basculeront plus loin dans un long tunnel avant le retour au paddock.
En avril 2025, Eiffage avait annoncé avoir remporté le contrat de 83,2 millions d'euros pour la construction du circuit de F1 de Madrid, sur le site du parc des expositions IFEMA, en groupement avec la société espagnole Acciona, dont la part dans le projet atteint 60 %.
