Il a du retard à rattraper. Lando Norris est descendu d'un étage après sa victoire à Abu Dhabi l'an dernier. Alors même qu'il était devenu un habitué des podiums, le Britannique n'en compte que deux en sept rendez-vous. De plus, souvent en retrait sur la grille, il ne peut surfer sur la vague de son succès. Un coup dur pour un Champion du monde qui devrait être dans les favoris au titre en 2026.
A l'approche de Silverstone, le n°1 a encore beaucoup à faire et travailler pour combler l'écart avec les Mercedes et Ferrari.
Une saison post-titre compliquée
Rien ne s'est passé comme prévu. Après l'ultra domination de McLaren en 2025, tout aurait pu aller dans le sens des papaye en 2026. Mais, cela n'a pas été le cas. Le passage à l'hybride n'a pas fonctionné. Norris et Oscar Piastri ont donc dû subir, et encaisser les mauvaises passes.
Le Champion du monde en titre a par exemple été victime de deux abandons depuis mars, et n'a même pas pu démarrer en Chine. Si on ajoute à cela un rythme compliqué en course, ainsi qu'un manque de performance, on a le résumé de mois difficiles.
Marqué par ces week-ends, Norris est apparu plus d'une fois résigné et déçu, en zone mixte. Autant dire qu'avant sa "home race", l'Anglais ne fait pas partie des plus rassurés. Pourtant, il a toujours essayé de trouver du bon dans sa situation.
"Deux ou trois mois de retard"
Le week-end Spielberg s'est révélé plutôt positif pour les McLaren. Enfin compétitives, elles ont pu récupérer des points, Norris finissant tout de même derrière son coéquipier (P7).
Maximiser ses chances est pour l'instant la seule chose à faire pour le Britannique. McLaren travaille constamment sur des améliorations, malgré le retard accumulé. Il faut dire qu'à 79 pts et à la 5e position du classement pilotes, Norris est à quasiment 100 unités d'Andrea Kimi Antonelli, leader. La marche semble être particulièrement redoutable à enjamber.
"Aujourd’hui, nous avons environ deux ou trois mois de retard", a dévoilé le pilote lors de son passage en Autriche. "Je ne pense pas que nous serons rapides immédiatement. J’espère que dans trois, quatre ou cinq mois, nous aurons réduit l’écart avec Mercedes et Ferrari. Je ne veux pas seulement une bonne évolution. Il nous en faut trois, quatre ou même cinq."
Vainqueur l'an dernier à domicile, Norris aura à coeur de faire une belle course à Silverstone ce week-end. Mais, avec la bonne forme des Mercedes, il pourrait tout aussi bien voir son compatriote, George Russell, s'adjuger le graal.
Les temps risquent d'être encore durs pour le Champion du monde en titre...
