Tous les résultats du Tournoi des Six Nations sur Flashscore
Place à la grande finale du Tournoi des Six Nations féminin : France vs. Angleterre. Comme il est désormais de coutume, c'est cette affiche qui referme le livre de la compétition. Mais puisque les Bleues restaient sur 15 (!) défaites consécutives face à cet adversaire, difficile de croire que la tendance allait s'inverser aujourd'hui, même à domicile.
Néanmoins, cela n'empêchait pas les Bleues de tenter leur chance. Mais contre une telle équipe, il faut être précis, et c'est ce qui leur manquait en début de rencontre, alors qu'elles avaient la possession. Les Anglaises reculaient, faisaient des fautes, mais de ces dix minutes initiales entièrement à leur avantage, les Bleues retiraient zéro point. Mais c'est sur la première incursion anglaise dans les 22 français qu'un ballon arraché par Ambre Mwayembe lançait une contre-attaque fabuleuse via Léa Murie, avant que le relais de Léa Champon n'offre le premier essai à Pauline Bourdon Sansus (14e).
Après ce coup de Trafalgar, le match devenait décousu. Mais les Red Roses allaient rendre la monnaie de leur pièce : une touche perdue dans le camp adverse, un contre éclair pour finir sur un pilonnage en règle de la ligne française, jusqu'à ce que Sarah Bern trouve l'ouverture (22e). 7 partout, balle au centre : les Bleues retournaient au charbon, dominaient… et se faisaient contrer de façon assassine, Ellie Kildunne portant l'estocade (29e).
Les mouches avaient déjà changé d'âne. Une pénaltouche, une attaque première main et un plaquage manqué de Léa Murie permettaient à Jess Breach de corser l'addition (36e). Les Bleues s'écroulaient alors physiquement, encaissaient les coups, jusqu'à céder de nouveau quand Kildunne était trouvée en bout de ligne à la sirène. À la pause, toujours le même refrain : de l'envie, des intentions, mais pas de réalisme (7-26).
La même chanson
Et les Anglaises rajoutaient trois points d'entrée de deuxième période, histoire de rappeler que seule la victoire est belle. Les Bleues ne renonçaient pas, tentaient de développer du jeu, de déplacer le ballon, de défier les Anglaises en mêlée, mais les imprécisions coûtaient toujours cher. Il fallait attendre la 54ᵉ pour voir le travail monumental du paquet d'avants récompensé par un essai en bout de ligne d'Anaïs Grando. Mais c'était encore trop peu.
C'était l'heure de lancer le bal des remplacements. Mais le momentum était tricolore, sauf qu'une percée monumentale signée Aubane Rousset ne débouchait pas sur un essai qui pouvait tout changer. Heureusement, une mêlée à 5 offrait une deuxième chance, et Pauline Bourdon Sansus enfumait la défense pour ramener les Bleues à 8 points à l'heure de jeu.
Les Bleues allaient-elles le faire ? Non, car il suffisait d'une attaque léchée des trois-quarts pour que Jess Breach s'offre un doublé en bout de ligne. Et les derniers espoirs français étaient anéantis par le carton jaune logiquement décerné à Alexandra Chambon. Les Red Roses en profitaient pour saler la note via un essai signé Amy Cokayne en bout de ligne, et l'ampleur du score était finalement logique. L'essai de Rose Bernadou après la sirène ne servira pas à grand-chose, sinon à attiser les regrets, comme d'habitude.
Défaite 28-43, encourageante pour certains, juste rageante pour d'autres. Comme toujours, les Bleues n'étaient pas si loin, mais trop juste pour espérer réellement faire trembler la meilleure sélection du monde.
