Après la victoire éclatante de l'Olympiakos sur le tenant du titre Fenerbahçe, le Real Madrid, 11 fois titré, s'avançait en favori contre le Valencia Basket, novice en Final Four d'Euroleague, 2e de saison régulière mais 14e budget de la compétition et revenu de 0-2 pour éliminer le Panathinaïkos en 1/4 de finale.
Festival offensif
Le début de match a été dominé par les Madridistas, plus précis, notamment à longue distance : leurs 13 premiers points ont été inscrits par le duo Mario Hezonja (8) et Alberto Abalde (5).
Après un dunk de Neal Sako, un tir primé de Braxton Key et un panier sous l'arceau de Kameron Taylor, Valencia est passé devant (15-13).
Le VBC a achevé le premier quart-temps en tête (28-26), notamment grâce à sa réussite à l'intérieur au-dessus des 70%.
L'adresse à 3-points du Real Madrid était impressionnante, avec un 7/10 après deux shoots consécutifs d'Andrés Feliz (39-35). Les Vikingos ont imposé leur rythme et leur adresse a fait très mal aux Taronjas et l'écart s'est creusé avec un partiel 11-0 (44-35). Le temps mort de Pedro Martínez n'y a rien changé, avec un nouveau tir lointain signé Facu Campazzo (47-35).
Ce n'était pas un match pour les défenses : Trey Lyles puis Campazzo ont continué le festival longue distance, tandis que Valencia brillait dans la peinture mais comptait toujours un retard à deux chiffres (59-49).
Efficace à la passe (5) mais en délicatesse au shoot, Jean Montero, MVP des playoffs, a enfin réglé la mire à trois points (3/9 mais 11 unités au total à la pause) pour réduire l'écart à 6 unités à la mi-temps (62-56). Les deux équipes ont ainsi battu le record de points marqués en première période lors d'un Final Four (les 54 du... Real Madrid contre l'Olympiakos en 2024).
Supériorité merengue au rebond
Outre l'adresse extérieure, le Valencia Basket devait lutter au rebond, car même si Walter Tavares est blessé, le secteur intérieur merengue demeure très dense. Hezonja a continué son match XXL et Théo Maledon s'est ajouté, tandis que Jaime Pradilla leur rendait la pareille sous le panneau (77-70). Le Français a profité de la faillite orange au rebond pour scorer derrière la ligne (80-70).
Si la VBC a été proche du Real Madrid, la différence de standing dans ce genre de rendez-vous s'est traduite au score et Matt Costello a été inspiré de marquer de loin avant le troisième quart pour maintenir un semblant d'espoir che (86-73).
Sans faire de bruit, Nate Reuvers a dépassé la barre des 10 points pour ramener son équipe à -10 (86-76) mais une perte de balle de Montero a immédiatement stoppé. Or Reuvers a rajouté 4 points pour maintenir le VBC dans cette demi-finale (88-80). Taylor a eu le shoot du -5 mais le ballon a rebondi sur l'arceau. Et après qu'il a eu une perte de balle évitable, sa 4e du match, Feliz a remis un 3-points (91-88).
À nouveau, Valencia est revenu à 10 points d'écart mais quand le Real Madrid n'a pas obtenu le rebond offensif (19 en tout !), il a manqué de la justesse pour se rapprocher davantage.
Un cran au-dessus, les Vikingos se qualifient pour la finale (105-90) qu'ils disputeront devant un public hostile entièrement en faleur de l'Olympiakos. Ils devront composer sans Usman Garuba probablement blessé au tendon d'Achille.
