L'Olympiakos vient à bout du Real Madrid et remporte l'Euroleague

Evan Fournier devance Trey Lyles
Evan Fournier devance Trey LylesREUTERS/Louisa Gouliamaki

Vainqueur de la saison régulière et favori, l'Olympiakos a remporté l'Euroleague contre un Real Madrid qui a longtemps fait la course en tête avant de plier sur la fin, vaincu par ses trop nombreux absents à l'intérieur et les fautes. Evan Fournier a inscrit 20 points et a été essentiel dans ce succès continental (92-85).

Qu'y a-t-il de plus beau que de devenir champion d'Europe contre un club qui vous a fait faire des cauchemars depuis la finale de 2023 et sur le parquet de votre rival intime ? L'Olympiakos a remporté l'Euroleague contre le Real Madrid au bout du suspense à l'OAKA, l'antre du Panathinaïkos (92-85). Cela faisait 13 ans que l'équipe du Pirée attendait ça. 

Le Real Madrid déjoue les pronostics

Privé de trois joueurs du secteur intérieur (Walter Tavares, Alex Len et Usman Garuba), le Real Madrid ne partait pas favori contre le vainqueur de la saison régulière et auteur d'un sweep en 1/4 de finale contre Monaco avant de plier le Fenerbahçe, tenant du titre, en demi-finale. 

Pourtant, c'est bien le club merengue qui a scoré un partiel 15-3 d'emblée. Mais l'Olympiakos a vite réagi, notamment en provoquant des fautes de Facundo Campazzo, vite retourné sur le banc. C'est Trey Lyles qui a effectué l'essentiel du travail, avec 13 points inscrits. Avec l'apport en fin de quart-temps d'Andrés Feliz et Théo Maledon, le Real Madrid a achevé les dix premières minutes en tête (19-26). 

Petit à petit, les Reds ont remonté le score, grâce à un premier partiel 6-2, puis sous l'impulsion d'Evan Fournier, 6 points inscrits avec une mandarine de Sergio Llull au milieu (34-36). Alec Peters a égalisé avant que le Français ne fasse passer l'Olympiakos devant pour la première fois de cette finale (38-36). Plus solide au rebond offensif, Peters a bondi pour scorer sur la dernière possession du deuxième quart-temps et maintenir l'équipe du Pirée en tête à mi-chemin (46-44). 

À la pause, Lyles était dans une autre dimension avec 26 d'évaluation (21 points, 4 rebonds, 2 interceptions) quand l'ensemble de ses coéquipiers était à... 21. 

Le troisième quart a mal débuté pour l'Olympiakos, coupable de 3 fautes en 1'27. La tension est montée d'un cran avec un accrochage entre Shaquielle Mckissic et Campazzo, qui ont pris une technique chacun. Plutôt discret jusqu'à présent, Mario Hezonja a planté à longue distance pour rapprocher les Vikingos (54-53). Cela a lancé un temps fort merengue et un partiel 9-0 qui a remis le Real Madrid en tête (54-60). Grâce à une claquette de Nikola Milutinov au buzzer, l'Olympiakos a raboté l'écart (61-65) et l'impression globale était que le favori déjouait totalement, à l'image du MVP Sasha Vezenkov, à peine 4 d'évaluation après trois périodes. 

Fournier relance les Reds

Fournier a redonné de la voix aux milliers de supporters des Reds en provoquant une perte de balle avant de planter un 3-points (64-65). Un nouveau turnover a permis à Cory Joseph de remettre le couvert (67-65). Même pas peur : Maledon a répondu sur la possession suivante (67-68).

Vezenkov a enfin fait valoir son statut avec un 3-points pour remettre le Pirée en tête à 5 minutes de la fin (73-71). Feliz a répondu en gagnant son duel avec Fournier pour marquer avec la faute... mais il a manqué son lancer (74-73 à 4'09 de la fin). Le Charentonnais a répliqué dans la foulée (76-73). 

Hezonja a déclenché un shoot exceptionnel pour égaliser (80-80 à 2'12) mais l'Olympiakos a repris la tête avec une passe de Fournier pour Tyrique Jones (82-80). Une perte de balle de merengue à 1'22 de la fin pouvait coûter cher au Real Madrid, surtout que Campazzo a obtenu une 4e faute sur la remise en jeu. Thomas Walkup n'a pas manqué l'opportunité d'ajouter deux lancers (84-80). Hezonja a été gourmand sur un catch and shoot et Fournier, sous la pression conjointe de Feliz et Lyles à hauteur de la ligne médiane et dos au panier, a obtenu une faute de filou et inscrit ses deux lancers (86-80). 

Les Vikingos proches de l'exploit absolu

Sur la possession merengue suivante, Lyles n'a pas pu s'imposer et a perdu la balle de trop. Fournier est retourné sur la ligne (88-80). Terminé ? Jamais avec le Real Madrid ! Une balle perdue et Lyles dunke. Sur la remise, Lyles intercepte, gagne deux lancers, inscrit le premier avant que Campazzo shoote du corner et obtienne 3 lancers à 18 secondes du buzzer. L'Argentin a manqué le troisième (88-85), Feliz a eu le tir de l'égalisation mais l'arceau a refusé et Peters a capté le rebond et gratté la faute (90-85). 

Campazzo a tenté le tir de la survie mais il n'a pas eu la précision. Deux derniers lancers pour terminer et l'Olympiakos pouvait effacer sa défaite en 2023 sur un tir assassin de Llull (92-85). 

C'est le 4e sacre continental pour le club du Pirée.