Plus constant que le Fenerbahçe, l'Olympiakos retourne enfin en finale de l'Euroleague

L'Olympiakos dominateur.
L'Olympiakos dominateur.REUTERS/Louisa Gouliamaki

Plus fort, plus complet, plus en réussite, l'Olympiakos a logiquement mis fin aux rêves de doublé en Euroleague. Trois ans après, les Grecs retrouvent la finale sur les terres de leur meilleur ennemi.

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Première demi-finale de l'Euroleague au programme ce vendredi, entre sans doute les deux favoris logiques pour le titre. L'Olympiakos, n°1 de la saison régulière, avait les faveurs des pronostics sur son sol. Mais le Fenerbahçe, tenant du titre, avait des arguments à faire valoir. Au milieu de la bataille, de nombreux Français espéraient tirer leur épingle du jeu.

Dans ce duel de cadors, le début de rencontre a comme attendu été nerveux, entre fautes offensives et mauvais choix de tirs. Il a fallu attendre plus de deux minutes 30 pour voir Thomas Walkup enfin inscrire les premiers points de la rencontre. Avant que deux shoots à trois points d'affilée signés Tyler Dorsey n'enflamment déjà la partie. Totalement à la dérive, le Fener allait devoir attendre 7 minutes que Khem Birch n'ouvre enfin le compteur. Mais quand les Turcs lançaient la machine, ils ne faisaient pas semblant, et avaient parfaitement limité la casse après 10 minutes (18-12).

Vezenkov tout-puissant

Mais l'Olympiakos avait de la ressource, notamment l'ancien Parisien Tyson Ward, qui avait un impact des deux côtés du terrain et aidait son équipe à repasser au-dessus des 10 points de marge. Et il n'y avait pas que lui : Alec Peters apportait proprement sa pierre à l'édifice, et l'écart allait atteindre +17 ! Mais à ce niveau, le moindre relâchement est fatal : il suffisait de deux gros shoots signés Tarik Biberović, et d'une activité débordante de Khem Birch, et à la pause, le Fener était toujours dans la course (33-24).

Sauf que... la deuxième période repartait à 100% dans le sens de l'Olympiakos, qui, porté par Sacha Vezenkov et Dorsey, collait d'entrée un 11-0 au champion d'Europe… qui répondait par un 10-0 ! Notamment parce que Nando De Colo était discret mais efficace, mais dès que Vezenkov accélérait, on voyait que les Grecs étaient au-dessus. Le MVP de l'Euroleague envoyait un troisième quart phénoménal, dans lequel il inscrivait 14 points, et à dix minutes du terme, la cause semblait entendue (56-41).

Mais 6 points d'affilée de Biberović pour démarrer le dernier quart venaient rappeler que rien n'était certain à ce niveau. C'était un 8-0 au final avant que la formation grecque ne rallume la machine. Et notamment Evan Fournier, qui envoyait un shoot monumental du logo (puis un dernier en fin de match quand tout était plié) pour redonner de la sérénité aux siens, qui n'avaient finalement que très peu tremblé. En contrôle, l'Olympiakos gérait la fin de match, en mettant juste l'intensité défensive nécessaire pour faire renoncer les tenants du titre et s'imposer 79-61

Trois ans après, la formation grecque retrouve la finale de l'Euroleague… dans la salle du Panathinaïkos ! Une délectation supplémentaire, mais sans doute que les Grecs espéreront une issue différente par rapport à 2023, quand ils avaient perdu dans les derniers instants contre le Real Madrid… qui sera favori contre Valence dans l'autre demi-finale !