À la recherche d'une médaille dans cette Coupe du monde, l'équipe de France femmes de basket passait aux choses sérieuses. Après une démonstration en poules, les Bleues abordaient en favorites leur quart de finale contre la Chine, qui leur tendait les bras. À condition de résoudre l'équation de Zhang Ziyu et de ses 2,23 m.
Un match comme celui-ci, c'est pour les leaders. Pour Gabby Williams donc, qui inscrivait 7 des 14 premiers points français, avec en prime une défense de fer. Sauf qu'un temps mort opportun, et les Chinoises collaient un 7-0, histoire de rappeler que ce ne serait pas une partie de plaisir. Dès lors, les Bleues étaient en difficulté défensivement, mais pouvaient toujours compter sur Marine Johannès pour rentrer les gros shoots.
Prudence toutefois. Les Bleues menaient bien 25-20 après le premier quart-temps, mais n'avaient pas donné leur pleine mesure. Ce qui commençait à arriver en même temps que la réussite à trois points : l'écart passait à deux chiffres pour la première fois.
Mais surtout, on retrouvait cette défense étouffante, marque de fabrique du jeu français. Il ne fallait pas grand-chose pour que l'écart enfle, et encore l'adresse au tir n'était pas exceptionnelle. À la pause, le travail était quasiment fait : l'écart théorique entre les deux équipes se matérialisait clairement au tableau d'affichage (48-31).
Les patronnes bleues
Et dès le retour des vestiaires, les Bleues faisaient passer l'écart à la vingtaine. L'affaire paraissait entendue, restait à ne pas se déconcentrer. Quelques lay-ups faciles ne rentraient pas, mais dans l'ensemble, l'équipe de France maîtrisait son sujet, avec notamment une excellente Leïla Lacan. Et dès que les Chinoises pensaient avoir une chance de lancer une série, Marine Johannès rentrait un shoot assassin.
Et quand ce n'était pas Johannès, c'était Janelle Salaün. En fin de troisième quart, le match était déjà gagné. De quoi terminer au petit trot, faire tourner, engranger de la confiance et maintenir le niveau d'intensité défensive requis. De quoi encore faire gonfler la note, jusqu'à valider un succès 90-61. L'objectif minimum est rempli, mais que ce soit contre la Belgique ou l'Allemagne, les Bleues seront les favorites pour une première finale mondiale dans leur histoire, sans nul doute.
