Suivez tous les résultats de cette Coupe du monde en direct ici
C'était sans doute la plus belle affiche des 16e de finale. Les Pays-Bas disposaient d'une attaque de feu, la meilleure (ex aequo) de la phase de poules. Mais le Maroc, demi-finaliste de la dernière édition, avait acquis quelques certitudes durant ses trois premiers matchs. Tout était réuni pour une grande rencontre.
Mais le début de match, pour reprendre une expression consacrée, était "viril mais correct". Beaucoup d'accrochages, une énorme lutte pour le contrôle du ballon dans l'entrejeu. Mais aussi beaucoup d'occasions annulées sur hors-jeu, et finalement peu de mouvements d'envergure : l'enjeu était en train de tuer le jeu. Il fallait attendre la 20e pour voir une véritable occasion : Neil El Aynaoui coupait un corner au premier poteau et Bart Verbruggen avait un réflexe magnifique sur sa ligne.
Dans la foulée, le portier néerlandais sortait un missile signé Achraf Hakimi. Deux occasions coup sur coup qui permettaient au Maroc de mettre le pied sur le ballon. Mais ces deux occasions coup sur coup n'allaient finalement être qu'un épiphénomène : c'est juste avant la pause qu'on voyait enfin une vraie occasion néerlandaise sous la forme d'un coup de canon de Micky van de Ven.
Mais c'était bien trop peu : et au moment où la rencontre s'animait pour de bon, avec notamment un gros loupé signé Ismael Saibari seul devant la cage, c'était la mi-temps (0-0).
À couper le souffle
Forcément, on en attendait plus, et Hakimi allumait rapidement la première mèche d'un déboulé sur l'aile droite conclu par un tir sur la barre (51e), avant d'être repris sur une nouvelle fuite par un tacle exceptionnel de van de Ven. Mais encore une fois, ces quelques minutes entraînantes n'étaient que trop peu nombreuses par rapport au reste du temps.
Et c'est contre le cours du jeu, juste après la pause fraîcheur, que Crysencio Summerville s'échappait sur un long ballon, chutait dans la surface mais trouvait quand même le moyen de décaler Cody Gakpo, touché par un deuil récent, et qui fondait en larmes au moment d'ouvrir le score (72e).
Le coup était rude pour le Maroc, qui menait aux points. Et qui tentait de relancer son attaque, mais l'ensemble manquait de précision. Les Lions de l'Atlas semblaient "rôtis", manquaient de précision, baissaient la tête : les Oranje semblaient clairement avoir fait le plus dur. Mais dans un match comme celui-là, il suffit d'une occasion, en l'occurrence un centre parfait de Chemsdine Talbi impeccablement coupé de la tête par Issa Diop à l'orée des arrêts de jeu, alors que côté néerlandais, on faisait plus que penser à la victoire.
Prolongation donc, et les Marocains avaient fatalement un ascendant qu'ils voulaient faire fructifier. Pour cela, il aurait fallu que Soufiane Rahimi ne manque pas l'immanquable (pour ne pas dire pire) devant Verbruggen. Un raté qui semblait couper les ailes des Lions de l'Atlas, donnant lieu à une continuité dans ce match : un moment chaud pour beaucoup de minutes décevantes.
Direction les tirs au but donc. Et elle serait rocambolesque : barre pour Neil El Aynaoui, poteau pour Justin Kluivert, poteau pour Achraf Hakimi ! Mais le match se jouait sur un coup de dés : Verbruggen avait stoppé la tentative de Rahimi, mais le ballon roulait sous son ventre et franchissait la ligne.
Quand Yassine Bounou stoppait une frappe de mule de Crysencio Summerville, Ismail Saibari avait la balle de match, et comme depuis le début du tournoi, il ne tremblait pas. Victoire 1-1 (2 T.A.B 3) pour le Maroc, qui peut souffler après être passé proche de la catastrophe dans le temps réglementaire. Ce n'était pas un sommet, mais c'est sans doute la meilleure équipe qui a gagné.
La Coupe du monde 2026 se déroulera du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Le tournoi réunira 48 sélections et se jouera dans 16 stades modernes.
Calendrier et horaires des matches | Classement des groupes | La France à la Coupe du monde | Les listes des équipes pour la Coupe du monde | Comment regarder la Coupe du monde | Pronostics et cotes | Plus d'infos sur les Bleus à la Coupe du monde
