Pas le temps de faire des calculs à la fin du match pour les Espagnols. Ces derniers avaient leur destin entre leurs mains avant d'affronter l'Uruguay à Guadalajara : une victoire et le collectif de Luis de la Fuente s'assurait la première place du groupe H. Et malgré une première période en demi-teinte, la Roja est parvenue à ouvrir le score au meilleur des moments.
En face, l'Uruguay devait aller chercher au moins le match nul pour espérer continuer dans cette compétition. C'est finalement par la petite porte que la Celeste quitte le Mondial, après avoir fait l'actualité ce vendredi suite à une rébellion du groupe envers son sélectionneur, Marcelo Bielsa.
Juste avant la pause, Alex Baena, titulaire pour la deuxième fois de suite, est trouvé sur un centre venu de la droite de Llorente dans la surface de réparation : il contrôle bien, emmène le ballon dans la bonne direction et tente sa chance du pied droit, trompant Muslera, fautif sur sa tentative d'arrêt (42e). L'Espagne passe enfin devant, au terme de quarante-cinq minutes compliquées.
En effet, trop stériles et prévisibles, les Espagnols se sont heurtés à un bloc uruguayen bien en place, qui les a empêchés de développer leur meilleur football, avec un jeu lent et des transmissions trop prévisibles. La Celeste, elle, a su prendre les Espagnols à défaut en contre-attaque, se procurant plusieurs situations dangereuses qui ont obligé Unai Simon à se montrer. La Roja avait certes la possession, mais avant ce but, elle n'était pas parvenue à se montrer réellement dangereuse, se contentant d'accumuler quelques centres inoffensifs.
Le contexte de la seconde période est assez similaire à celui de la première, avec une sélection espagnole qui possède le ballon mais qui ne parvient pas à en faire grand-chose. Passé l'heure de jeu, Lamine Yamal s'infiltre dans la surface par la droite, avant de servir Dani Olmo, qui manque totalement sa frappe (62e). Ferran Torres, lui, est proche de faire le break, mais va trouver la barre en toute fin de match (86e).
L'Espagne va ainsi parvenir à conserver son avantage jusqu'au coup de sifflet final. L'Uruguay, à son tour trop stérile dans le second acte, n'aura jamais réussi à trouver la faille dans une défense espagnole solidaire jusqu'au bout. La Celeste finira d'ailleurs à dix contre onze après l'expulstion de Canobbio (95e). Au terme d'une rencontre globalement maîtrisée malgré les difficultés offensives, la Roja s'impose donc 1-0 et valide sa première place du groupe H, là où la Celeste, elle, doit se contenter de la 3e place avec deux points... et dire définitivement au revoir à la Coupe du monde 2026.
