Cinq jours après avoir battu l'Athletic (3-1), l'Olympique de Marseille recevait l'Atlético de Madrid, privé de Julián Álvarez mais avec tout de même une solide équipe au coup d'envoi. À une semaine du début de la Ligue 1 contre Strasbourg, la composition de Bruno Genesio avait des allures d'équipe-type ou pas loin, même si le mercato sera encore bien long. Il y a eu des intentions, l'OM a mené mais il a finalement plié deux fois et concédé la défaite (1-2).
Paixao c'est le Brésil
La pelouse du Vélodrome est verte et, a priori, difficile de la confondre avec un plancher de ring. Sauf pour Giuliano Simeone qui a débuté son match en saccageant le tibia d'Igor Paixao d'entrée de jeu avec un tacle qui lui aurait valu un rouge en match officiel (6e).
Le Brésilien est resté plusieurs minutes au sol mais il a repris le jeu. Il a même trouvé Timothy Weah, le capitaine du jour, qui n'a pas trouvé le cadre sur une frappe du droit (8e). L'Atlético a répliqué dans la foulée. Pablo Barrios a lancé Ademola Lookman, parti dans le dos de Leonardo Balerdi. Le Nigérian a trouvé le poteau droit de Jeffrey de Lange avant d'être signalé hors-jeu (9e).
Avertissement sans frais pour les Olympiens qui, après un temps de latence sans grand-chose à proposer, ont fait craquer la défense adverse. Sur un centre parfait d'Amine Harit, Amine Gouiri n'a pu qu'effleurer le ballon sous la pression de Jorge Domínguez, ce qui a permis à Paixao de glisser un petit piqué somptueux par-dessus Jan Oblak pour ouvrir le score (22e).
Balerdi déjà pris en grippe
Diego Simeone n'était absolument pas satisfait du jeu de son équipe. Alors à la 36e minute, il a effectué... un triple changement. Les recrues Alejandro Grimaldo et Kang-In Lee, ainsi que son fils sont sortis, remplacés par Rodrigo Mendoza, Carlos Martín et Daniel Martínez. Décision efficiente. Trop lent sur une relance et pressé par Lookman, Balerdi a perdu le ballon et Mendoza s'est retrouvé absolument seul pour égaliser (39e).
À la fin des arrêts de jeu, Himad Abdelli a profité d'un gros travail collectif pour tenter sa chance à 20 mètres, mais Oblak est intervenu pour détourner (45e+4).
Entre deux bordées de sifflets à l'attention de Balerdi, Weah a réveillé le Vélodrome. Il a traversé le terrain dans la largeur et, après une talonnade d'Harit, l'Américain a frappé du gauche sans beaucoup d'angle, ce qui a permis à Oblak d'écarter le danger (52e).
Harit a ensuite trouvé un espace pour servir Angel Gomes qui a connecté Gouiri de l'extérieur du droit : même sans angle, l'Algérien a tenté sa chance en première intention et c'est la transversale qui a sauvé Oblak (58e).
Le rythme n'était pas particulièrement élevé mais l'OM essayait de déborder l'Atleti en transition. Abdelli a percuté et si Gomes avait un peu plus appuyé sa passe, il y aurait du boulot pour Oblak (66e).
Genesio a attendu le dernier quart d'heure pour procéder à des changements, avec Quinten Timber et Tochukwu Nnadi pour Abdelli et Gomes (75e). Sans effet. Lancé le long du côté droit, Arnau Ortíz a débordé un Balerdi crampé avant de servir sur un plateau Martín qui attendait seul au second poteau (78e).
L'OM a cherché à égaliser pour finir cette préparation sur une note positive. Trouvé au second poteau, Neal Maupay a remis involontairement de la tête sur Alexis Koum qui a tenté un geste acrobatique passé juste à côté (84e). Trouvé en troisième pointe d'un triangle initié par Maupay et Gouiri, Pierre-Emile Höjbjerg s'est précipité et a manqué le cadre à l'entrée de la surface (86e). Timber n'a pas eu davantage de réussite (90e+1).
Les Phocéens concèdent donc la défaite mais ils ont néanmoins proposé un jeu cohérent et des combinaisons travaillées. Reste à savoir qui sera encore là la semaine prochaine, avant la dernière ligne droite d'un mercato qui s'annonce intense dans les deux sens.
