Le brillant milieu de terrain anglais de 23 ans a fait les gros titres partout depuis deux jours : Elliot Anderson est devenu LE transfert record au Royame-Uni en quittant son club de Nottingham Forest, pour rejoindre Manchester City contre 150 millions d'euros (bonus inclus). Une plus-value gigantesque pour Forest, qui avait recruté le joueur pour 41 millions d'euros en provenance de Newcastle United en 2024.
Un changement de club qui pour autant ne perturbe pas le natif de la côte nord-est de l'Angleterre. "Franchement, c’est assez simple, je me concentre sur le présent, je mets tout le reste de côté, a-t-il récemment confié aux journalistes. J’ai un plan, et c’est de performer avec l’Angleterre. Je me mets dans les meilleures conditions pour franchir la ligne et y parvenir."
On comprend facilement pourquoi Manchester City veut Anderson
Thomas Tuchel sera ravi de l’apprendre, car Anderson est en train de devenir l’un des joueurs les plus importants des Three Lions. Il est facile de comprendre pourquoi City souhaite le recruter également.

Présenté comme le successeur de Bernardo Silva, Anderson est pourtant un joueur au profil totalement différent. Son association avec Rodri – à condition que l’Espagnol ne rejoigne pas Silva au Real Madrid, comme la rumeur le laisse entendre – devrait permettre à l’entrejeu de City de devenir l’un des plus difficiles à franchir en Premier League.
Anderson comme Rodri aiment se projeter vers l’avant, tout en étant excellents dans les tâches défensives. La saison dernière avec Forest, l’international anglais a disputé tous les matchs de championnat du club et a totalisé 50 apparitions toutes compétitions confondues, dont 45 comme titulaire.
Un total cumulé de 4 166 minutes jouées témoigne de son importance dans la lutte pour le maintien, seuls Neco Williams et Nikola Milenkovic ayant passé plus de temps sur le terrain.
Maîtrise dans la passe

Avec 3 021 passes tentées, Anderson a largement devancé tous les autres joueurs de Nottingham en 2025/26. Quand on sait que Milenkovic, avec 2 118 passes, était le plus proche de lui, cela donne une idée de l’activité et de la volonté du premier à faire bouger les choses. Rodri était le troisième joueur le plus actif de Manchester City en nombre de passes, mais il ne pouvait rivaliser avec Anderson, se contentant de 2 421 passes sur la saison.
Même les 2 632 passes de Silva restaient loin derrière le joueur de Forest, même si les deux stars de City affichaient un pourcentage de réussite supérieur – 90,67 % et 90,54 % respectivement.
Avec 2 599 passes réussies, Anderson affiche un taux de réussite plus qu’acceptable de 86,03 %. Si Ibrahim Sangare fait mieux (87,37 %), il faut rappeler que ce dernier n’a tenté que 1 552 passes, soit un peu plus de la moitié du total d’Anderson.
Des stats impressionnantes dans tous les domaines
95 centres tentés après ses montées offensives, pour un taux de réussite de 27,37 %, soit le meilleur rendement de l’effectif de Forest. Ses 110 corners tirés, de loin le plus haut total de l’équipe, lui ont permis d’afficher une précision de 25,91 %, là encore la meilleure parmi les Tricky Trees.

Il n’est pas étonnant non plus de voir Anderson dominer dans les duels : 676 duels en un contre un tentés, un record, avec un taux de réussite de 55,47 %, seulement dépassé par Milenkovic (65,54 %), qui n’en a disputé que 296.
Avec 377 ballons récupérés, il devance largement tous ses coéquipiers de Forest. Malgré sa taille (1,78 m), il a tout de même disputé 126 duels aériens (pour 74 remportés), ce qui fait de lui l’un des cinq seuls joueurs à dépasser la barre des 100 dans ce domaine.
Un taux de réussite de 59,84 % dans les tacles est à saluer, même s’il se situe dans la partie basse de l’effectif. Anderson a tenté 127 tacles, un chiffre seulement dépassé par les 135 de Neco Williams. Le joueur suivant dans ce classement, Sangare, n’en a tenté que 85, soit plus de 40 de moins.
Ses 53 interceptions ne sont surpassées que par Williams, tandis que ses quatre buts et cinq passes décisives font d’Anderson le cinquième meilleur contributeur du groupe en termes de participation aux buts.
Des chiffres qui témoignent vraiment d’un joueur capable de tout faire.
150 millions d'euros pourraient vite sembler une bonne affaire
Si Silva s’est montré combatif et déterminé avec City, tout en y ajoutant une touche technique qui reste le seul domaine où Anderson n’excelle pas, le jeu global du Portugais ne peut vraiment être comparé à celui de son homologue.
Dans une équipe comme City, où chaque joueur, titulaire ou remplaçant, est d’une qualité exceptionnelle, Anderson ne pourra que progresser encore davantage.
Il lui reste encore quatre à cinq ans avant d’atteindre son supposé pic. Alors pour ceux qui se demandent s’il vaudra l’investissement, la réponse est déjà évidente.
