L'Atlético s'est fait bouger par le Barça, mais sera bien au rendez-vous des demi-finales

L'Atlético a tenu.
L'Atlético a tenu.REUTERS/Albert Gea

Dominé pendant 30 minutes, l'Atlético a finalement résisté à une équipe de Barcelone réduite à dix, qui a décroché une victoire à la Pyrrhus à Madrid. Direction les demi-finales de Ligue des champions pour les Colchoneros.

C'était la grosse surprise des quarts de finale aller : la victoire de l'Atlético de Madrid 0-2 sur la pelouse du FC Barcelone, réduit à dix pendant 45 minutes. De quoi mettre les Colchoneros en position de force avant de recevoir les Blaugrana au Riyadh Air Metropolitano. Alors que l'opinion publique laissait planer le spectre de la fameuse remontada, difficile d'y croire pour les observateurs neutres. 

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Mais la première frappe de Lamine Yamal après 30 secondes donnait le ton : le Barça allait attaquer. Sauf que les Catalans ne s'attendaient sans doute pas à recevoir un cadeau si précoce : après 5 minutes, Clément Lenglet cafouillait (pour ne pas dire pire) complètement sa relance et offrait sur un plateau l'ouverture du score à Lamine Yamal

La pression redoublait alors logiquement, le buteur manquant de se muer en passeur pour Dani Olmo, mais Juan Musso veillait. Sous pression, l'Atlético semblait cependant satisfait de procéder en contre, ce qui lui permettait de resserrer sa défense. Et il suffisait d'une séance de dribbles signée Ademola Lookman pour voir Antoine Griezmann couper le centre et frôler le poteau (22e). Dommageable, puisque deux minutes plus tard, une passe magique de Dani Olmo envoyait Ferran Torres remettre les compteurs à zéro. 

Et dans la foulée, l'Atlético, en plein naufrage, manquait d'en prendre un autre quand un extérieur de Lamine Yamal trouvait Fermín López, dont la tête trouvait Musso (dont le pied trouvait involontairement López). Mais alors qu'on les pensait à la dérive, les Colchoneros ressuscitaient brutalement sur une percussion de Marcos Llorente, dont le centre parfait envoyait Ademola Lookman faire rugir le Metropolitano (31e). 

Barcelone remettait la pression, les occasions pleuvaient, notamment via un Ferran Torres très remuant, mais le rythme avait quelque peu (et logiquement) chuté dans le dernier quart d'heure. Ainsi, à la pause, tout restait ouvert (1-2).

L'Atlético aura tenu

Un air de KO flottait dès la reprise. Après un raid de Julián Alvarez, Lookman envoyait une frappe enroulée qui frôlait le poteau (53e). Dans la foulée, Musso s'interposait à bout portant de Torres, avant de voir avec soulagement la VAR refuser la reprise de volée pleine lucarne de ce dernier pour un hors-jeu préalable. 

Le moment pour tout le monde de lancer le bal des remplaçants. L'Atlético se montrait dangereux de manière saccadée, notamment sur un centre venimeux de Llorente qui ne trouvait pas preneur (68e). Avant que Koke n'ait une première balle de match que Joan García sauvait de justesse. C'était le quart d'heure madrilène, et la pression des Colchoneros allait avoir des conséquences : Eric García accrochait Alexander Sørloth en position de dernier défenseur, et partait à la douche avant tout le monde (78e).

Cette fois, le Barça semblait avoir laissé passer sa chance. L'Atlético avait repris le contrôle du match, et seul un exploit individuel paraissait pouvoir sauver les Catalans. Mais on était toujours plus proche du KO après un énorme cafouillage devant la cage barcelonaise, 8 minutes en plus et une dernière tête de... Ronald Araújo (entré comme avant-centre) n'y changeraient rien : bien que battu 1-2, l'Atletico de Madrid verra bien les demi-finales de la Ligue des champions. Et sur ces 180 minutes, c'est plutôt logique.