Comment imagines-tu la finale, et si tu marques, as-tu une célébration préparée ?
Je pense que c'est un match où si je marque, ça sortira naturellement. L'important, c'est de bien entrer dans le match, que l'équipe soit bien, qu'on fasse notre jeu comme je le dis toujours. Ce sera sûrement un match compliqué, mais beau à voir.
Tu vis l'un des meilleurs moments de ta carrière. Comment envisages-tu cette finale de la Champions, en faisant partie du onze de départ, ou plutôt comme joker à partir de la 60e pour faire basculer le score ?
Ce que j'espère, c'est qu'en entrant, quelle que soit la situation, ce soit quand l'équipe en a besoin. Si c'est en début de match, tant mieux ; si c'est comme joker en deuxième mi-temps, que ce soit ainsi. J'essaierai d'être au niveau maximum et dans le meilleur état possible, comme tu l'as dit, pour aider l'équipe dans la situation qui se présentera sur le terrain.
Tu parlais du fait que le match allait être compliqué. Où penses-tu que résidera la difficulté, d'autant que Jonathan connaît aussi très bien l'équipe ? Qu'est-ce qui sera le plus difficile face à ce Lyon ?
Je crois que nous devons rester sereines avec le ballon, faire notre jeu, ne pas rentrer dans un jeu de course à grande vitesse, parce que je pense que ça les avantagerait, elles ont des joueuses très physiques et très rapides. L'important, c'est de contrôler le match en permanence, d'essayer d'attaquer et de garder le ballon le plus longtemps possible.
Il y a quelques années, quand vous vous retrouviez à jouer contre l'OL Lyonnes, vous vous disiez "ouf que ça sera difficile"... Se pourrait-il que ce soit l'inverse aujourd'hui et que ce soit grâce à votre travail et à vos bonnes performances qu'elles disent maintenant : "Ah on doit jouer le Barça" ?
Je pense que nous sommes toutes les deux de très grandes équipes. Au final, pour arriver en finale de la Ligue des champions, il faut passer par beaucoup de matchs compliqués au cours de l’année. Je pense qu’elles ont fait une très bonne saison, nous aussi. Elles restent pour l’instant les reines d’Europe, donc je pense qu’elles seront un adversaire coriace pour nous. On les a battues en finale, j’imagine qu’elles y pensent aussi. J’espère donc que ce sera un beau match et qu’on en profitera tous.
Après la célébration du titre en Liga, Pere Romeu soulignait que ton importance pour l'équipe va au-delà des buts. On comprend que ce que tu aimes le plus, c'est marquer, mais comment te fait du bien le fait que ton entraîneur ait autant confiance en ton jeu ?
Il me l'a prouvé tout au long de la saison, car que j'aie marqué ou non, j'ai beaucoup joué. Il me l'a fait savoir en me parlant souvent. Donc je suis tranquille, contente de cette confiance, et pour le match de samedi, quoi qu'il arrive, comme je l'ai dit, je serai à 100 %.
Tu as déjà disputé beaucoup de finales. Qu'est-ce qui a changé en toi depuis tes débuts jusqu'à maintenant ? Comment abordes-tu cette finale différemment ?
C'est vrai qu'avant j'y participais, mais je ne les jouais pas vraiment, ou je n'entrais que dans les cinq dernières minutes. Maintenant je les vis en jouant davantage, et je suis un peu plus sereine dans ce sens. Et comme je dis, l'essentiel, c'est d'être prête quand ça arrive et de donner le maximum pour aider l'équipe.
Quel souvenir gardes-tu de Jonatan Giráldez en tant qu'entraîneur, et en quoi est-il différent de Pere Romeu ?
Je pense que ce sont des entraîneurs totalement différents en termes de caractère, mais en termes de jeu, je crois que tous les deux aiment beaucoup avoir le ballon : le style Barça, dans les deux cas, ils sont très bons dans ce registre. Il m'a fait commencer à jouer un peu plus au Barça, même si c'est vrai qu'ensuite j'ai de nouveau moins joué. On s'entend bien, et voilà.
Y a-t-il un message que vous vous répétez constamment cette semaine, à l'approche d'une finale ?
Être à 100 %, s'entraîner et faire en sorte que dans l'analyse vidéo et tout ce qu'on fait sur le terrain, on le fasse au maximum pour être au mieux possible le jour J.
De l'extérieur, vous semblez être un groupe très soudé. Quel est le secret de ce vestiaire, et à quel point cette cohésion est-elle importante avant un match aussi important ?
Je pense qu'au final, le fait d'être beaucoup de jeunes apporte beaucoup de joie avant les entraînements et avant les matchs, et les plus expérimentées mettent un peu plus la tête, surtout dans les moments importants. Je crois que c'est une équipe qui est dans un beau flow, qui prend du plaisir dans ce qu'elle fait et ça, c'est très important. Je crois aussi que peu importe qui joue, on est toutes heureuses parce qu'on se sent partie prenante du groupe. C'est essentiel pour tenir sur cette fin de saison. Et quoi qu'il arrive samedi, on est conscientes qu'on est une équipe, et que peu importe qui joue, il faut gagner, coûte que coûte.
Quand un match est bloqué, que se passe-t-il dans la tête d'une joueuse comme toi ?
Je pense que pour moi, c'est continuer à faire la même chose, ce que je fais toujours : essayer d'avoir le ballon, être un peu agressive, surtout près de la surface, et tenter de tirer le plus souvent possible.
