Arrivé l'été dernier à Lens en provenance de Strasbourg, Risser a vécu "une sacrée semaine sur le plan émotionnel", a-t-il reconnu ce vendredi en conférence de presse, quelques jours après avoir été sacré meilleur gardien de Ligue 1.
"L'équipe de France, pour moi, c'est le Graal, il n'y a rien de plus beau que ça", clame celui qui est passé par quasiment toutes les sélections de jeunes, jusqu'aux Espoirs.
"Ça fait sept jours que je suis (sur) un petit nuage. J'espère y rester encore une dizaine de jours", a-t-il souri, en référence à la finale de Coupe de France qui attend Lens le 22 mai, face à Nice au Stade de France.
Il s'est dit "déçu" pour les deux portiers qui auraient pu lui disputer la place de troisième gardien dans la liste des Bleus, "Lucas (Chevalier) qui s'est blessé (...), Alphonse (Areola) qui a eu peu de temps de jeu cette saison".
Robin Risser, qui n'avait jamais disputé de match de Ligue 1 avant cette saison, est l'une des révélations des Sang et Or, dauphins du PSG en L1 et d'ores et déjà qualifiés pour la prochaine Ligue des champions.
Le jeune gardien a reconnu qu'il aurait été "difficile de croire" à une participation à la Coupe du monde en début de saison. Mais "je ne me suis jamais caché auprès de mes proches que je pensais que j'en étais capable", a-t-il assuré.
Lors du deuxième sacre des Bleus en 2018, "j'étais encore jeune", se remémore celui qui avait alors 13 ans. "Je me rappelle que mes parents, quand l'équipe de France jouait en semaine, voulaient que je ne regarde qu'une mi-temps, je me cachais dans l'escalier pour regarder la deuxième", a-t-il souri.
Son entraîneur, Pierre Sage, s'est réjoui d'une "très belle chose" pour son gardien, qui va "découvrir cette belle compétition avec un groupe qui a l'étoffe pour la remporter".
"Qu'il y participe, c'est une chose, mais moi je vais surtout lui souhaiter de la gagner", a ajouté le coach de 47 ans.
