Rice prêt à vivre les montagnes russes avec l’Angleterre lors du Mondial

Declan Rice avec l'Angleterre.
Declan Rice avec l'Angleterre.ČTK/Paul Chesterton

Le milieu de terrain anglais Declan Rice s’attend à être "détesté une minute et adoré la suivante" alors que son pays tentera de remporter la Coupe du monde pour la première fois depuis 60 ans.

Rice sera un élément clé pour l’équipe de Thomas Tuchel au moment où la Coupe du monde débutera en juin, mais la star d’Arsenal sait que l’instabilité des supporters de football peut entraîner de véritables montagnes russes émotionnelles.

Bien que le bilan de l’Angleterre se soit amélioré sous la direction du prédécesseur de Tuchel, Gareth Southgate, leur seul grand succès en tournoi reste la Coupe du monde 1966 à domicile.

Rice et ses coéquipiers portent le poids de ramener enfin un trophée majeur, leur campagne mondiale débutant face à la Croatie à Arlington, Texas, le 17 juin.

Rice, sélectionné à 72 reprises avec l’Angleterre, a déclaré : "Le plus grand défi, c’est de gérer tout ce qui accompagne le fait d’être un joueur anglais. Cela va être l’événement footballistique le plus suivi de ces quatre dernières années. Une minute tu es détesté, la suivante tu es adoré. Dans le football, tout change tout le temps. Il faut savoir relativiser".

La "génération dorée" anglaise, composée notamment de Wayne Rooney, David Beckham, Steven Gerrard, Frank Lampard et Rio Ferdinand, a trébuché lors de grands tournois malgré leur réussite en club.

Plusieurs de ces joueurs ont ensuite reconnu avoir eu du mal à mettre de côté les rivalités entre clubs lorsqu’ils portaient le maillot anglais.

Mais Rice, interrogé par British Vogue, est convaincu que la génération actuelle de l’Angleterre est bien plus soudée. "Que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans la vie réelle, on voit qu’il y a une vraie connexion entre nous", a-t-il affirmé.

"On entend évidemment les anciens dire qu’ils ne s’entendaient pas et qu’ils n’arrivaient pas à se connecter ni à jouer ensemble. Mais je pense que pour nous, c’est la raison pour laquelle, ces dernières années avec l’Angleterre, on a autant réussi, parce qu’on est proches sur et en dehors du terrain. On joue évidemment tous les uns contre les autres, mais le football n’est plus comme ça. Beaucoup de joueurs ont leurs meilleurs amis dans des équipes adverses, passent beaucoup de temps avec des joueurs d’autres clubs. Avec l’Angleterre, on s’entend tous. On a toujours hâte de se retrouver. C’est une vraie bouffée d’air."