Remplaçant au coup d'envoi contre Oviedo, Kylian Mbappé est passé par la zone mixte du Santiago-Bernabéu pour exprimer son avis quant à la situation qu'il traverse ainsi que celle du Real Madrid, alors que des élections anticipées ont été annoncées par Florentino Pérez. Il en a profité pour égratigner Álvaro Arbeloa.
Sur son forfait lors du Clásico : "C'est vraiment dommage pour moi, car le Clásico est un match que j'adore jouer. J'adore jouer contre Barcelone car je marque toujours contre eux. C'était dommage de ne pas avoir pu être là pour aider l'équipe. Les sifflets, c'est la vie. Je pense qu'on ne peut pas changer l'opinion des gens quand ils sont énervés.
Les sifflets du Bernabéu à son encontre : "Comme je l'ai dit il y a quelques mois, c'est une manière pour eux de parler et d'exprimer une opinion. Je crois pas qu'il ne faille le prendre personnellement. Quand on regarde ma carrière, on voit que beaucoup de gens m'ont sifflé. C'est la vie d'un joueur du Real Madrid et d'un joueur célèbre comme moi.
Cela veut dire que les gens ne sont pas contents, et que c'est la seule manière de le comprendre. S'il y a autre chose, je ne le comprends pas.
Sur son escapade en Sardaigne et son retour à Madrid 12 minutes avant le coup d'envoi contre l'Espanyol : "La vérité, je ne sais pas car j'avais l'autorisation du club. Je n'étais pas le seul joueur de l'effectif qui n'était pas à Madrid. Je n'ai pas compris ce qu'ont dit les gens. Il faut l'accepter. Pour un joueur, il ne faut pas toujours comprendre mais accepter, aller de l'avant et changer la situation car je pense que nous pouvons facilement la changer".
Pourquoi a-t-il débuté le match contre Oviedo sur le banc : "Je me sens bien, à 100%. Je n'ai pas joué car le coach m'a dit que, pour lui, j'étais le quatrième attaquant de l'équipe derrière Mastantuono, Vini et Gonzalo. Finalement, je l'accepte et je joue le temps qu'on me donne. Je pense que j'ai bien joué, j'ai donné une passe décisive à Jude (Bellingham). Nous avons gagné à la maison, c'est toujours positif".
Demandez à l'entraîneur, que veux-tu que je te dise ? J'étais prêt pour être titulaire. C'est sa décision, je ne peux pas être fâché contre le coach. Il faut toujours respecter l'opinion d'un entraîneur. C'est à moi de travailler dur à l'entraînement et pendant les matches pour espérer être titulaire.
Je préfère parler ici. Beaucoup de monde ne parle pas et je dois lire la presse pour savoir ce qu'ils pensent. Moi, je préfère parler ici, de vive voix, c'est plus simple comme ça.
Analyse de la saison du Real Madrid : "Nous avons bien commencé la saison, nous avions tout. Puis nous avons tout perdu en deuxième partie de saison. C'est très dur à encaisser car nous avions une structure et un style de jeu, mais nous avons tout perdu. Nous devons accepter les critiques et revenir l'année prochaine. Nous n'avons remporté aucun titre. C'est d'autant plus frustrant que nous avions l'opportunité de faire mieux, nous l'avons démontré en première partie de saison. Ce n'est pas l'esprit du Real Madrid. Il faut toujours défendre le club du mieux possible".
Sur Xabi Alonso : "J'entretiens d'excellentes relations avec Xabi, il va devenir un excellent entraîneur. Mais tout cela appartient au passé, et nous devons regarder vers l'avenir".
Sur Álvaro Arbeloa : "Je n'ai aucun problème avec Arbeloa. Il faut le respecter. Il faut accepter la philosophie de l'entraîneur, et je dois progresser pour être titulaire devant Vini, Gonzalo et Mastantuono. Je ne regarde pas les conférences de presse de l'entraîneur. Je regarde la télévision française à la maison, pas espagnole".
Sur Florentino Pérez : "Le président est le meilleur président du monde. Le meilleur président de l'histoire du Real Madrid. Nous avons la chance de l'avoir. Je trouve la façon dont certains l'ont traité un peu difficile, car vu tout ce qu'il a fait pour le Real Madrid, il est normal que les gens aient des opinions, qu'ils ne soient pas satisfaits. Mais il ne faut pas oublier tout ce que le président a accompli pour ce club. C'est une légende ici. Il compte énormément pour les supporters madrilènes et pour le club. Au final, c'est un honneur pour nous de l'avoir, et j'espère que nous l'aurons le plus longtemps possible".
Sur un potentiel départ : "Je suis très heureux à Madrid, pourquoi je partirais ?"
Sur son niveau d'exigence : "Je joue toujours pour marquer des buts. C'est dans ma nature. C'est ce que je fais de mieux. Mais bien sûr, il y a une différence entre la première et la deuxième partie de saison. En deuxième partie, j'ai beaucoup souffert du genou. Ce problème était vraiment pénible. J'ai perdu beaucoup de temps, à un moment crucial de la saison".
Le Real Madrid s'est-il trompé sur la gravité de sa blessure ? : "Le Real Madrid ne fait jamais d'erreurs. C'est le meilleur club du monde et le Real Madrid ne fait jamais d'erreurs. C'est difficile quand on est blessé. Ce qui me blesse le plus, c'est que les gens pensent que je ne voulais pas jouer. En début de saison, on disait que je jouais trop, que je voulais jouer tous les matchs. C'est la seule chose qui n'avait aucun sens. Est-ce que je veux jouer ou pas ? Quand j'étais sur le terrain, on disait que je jouais 90 minutes, que j'allais jouer la Coupe du Roi… et puis, quand je me suis blessé, on a dit que je ne voulais pas jouer".
Son sourire à la sortie de l'entraînement après la rixe Tchouaméni-Valverde : "Je n'étais pas là quand tout cela s'est produit. Finalement, je ne peux pas confirmer s'il s'est passé quoi que ce soit, car je n'étais pas présent. J'ai quitté le centre d'entraînement sans savoir ce qui s'était passé, car j'étais blessé et ne m'entraînais pas avec l'équipe. En fin de compte, je dispose des mêmes informations que vous".
