La Ligue 1 McDonald's version 2026-2027 s'apprête à démarrer avec un plateau de bancs de touche largement rebattu. 12 des 18 clubs de l'élite ont changé de technicien depuis la fin de la saison précédente, un taux de renouvellement inédit selon la Ligue de football professionnel (LFP), qui évoque un record au XXIe siècle. Seuls six clubs ont fait le choix de la continuité. Tour d'horizon complet, club par club, des hommes qui dirigeront les vestiaires de Ligue 1 cette saison.
Les clubs fidèles à leur entraîneur
Le champion en titre, le Paris Saint-Germain, conserve Luis Enrique après un exercice couronné par le titre national et la Ligue des champions. Même logique du côté du Stade Rennais, qui reste fidèle à Franck Haise, et de l'Olympique Lyonnais, seul club du top 5 (hors PSG) à ne pas avoir changé de coach en conservant Paulo Fonseca.
Le Havre poursuit également l'aventure avec Didier Digard, entré dans sa troisième saison consécutive après avoir prolongé son contrat d'une année plus une en option. Le Mans FC, fraîchement promu, a lui choisi de prolonger Patrick Videira, l'homme qui a fait grimper le club du National à la Ligue 1 en deux saisons. Enfin, l'autre promu, l'ESTAC Troyes, conserve Stéphane Dumont, nommé en août 2024 et artisan du titre de champion de Ligue 2 qui a permis le retour du club aubois dans l'élite trois ans après l'avoir quittée.
Monaco frappe fort avec Filipe Luís
L'AS Monaco a marqué les esprits en officialisant l'arrivée de Filipe Luís. À 40 ans, le technicien brésilien, ancien international à 44 reprises et longtemps latéral gauche de l'Atlético de Madrid, découvre l'Europe sur un banc après une première expérience réussie à Flamengo, où il a notamment remporté la Copa Libertadores et le championnat brésilien en 2025, une saison qui lui a valu le titre d'entraîneur sud-américain de l'année. Il s'est engagé jusqu'en 2028 avec le club de la Principauté, libre depuis son départ de Flamengo en mars dernier.
Genesio passe de Lille à Marseille
L'Olympique de Marseille a de son côté rappelé Bruno Genesio, qui découvre un quatrième club de Ligue 1 après l'OL, le Stade Rennais et le LOSC. Le technicien de 59 ans arrive après deux belles saisons à Lille, marquées par une cinquième puis une troisième place, ainsi qu'une épopée en Ligue des champions en 2024-2025. Il succède à Habib Beye, arrivé en février dernier en remplacement de Roberto De Zerbi et qui avait mené l'OM à une cinquième place synonyme de Ligue Europa.
Justement, à Lille, c'est Davide Ancelotti qui reprend le flambeau laissé par Genesio. Fils de Carlo Ancelotti, le technicien italien de 36 ans a longtemps été l'adjoint de son père dans des clubs comme le Bayern Munich, Naples, Everton ou le Real Madrid, ainsi qu'en sélection brésilienne. Il a connu une première expérience de numéro un à Botafogo en 2025. Il s'est engagé pour deux saisons avec le LOSC.
Lens mise sur l'expérience allemande, Nice et Strasbourg parient sur le renouveau
Au RC Lens, le Racing a fait le choix de l'expérience européenne avec Dino Toppmöller, fils de l'ancien sélectionneur Klaus Toppmöller. L'Allemand, engagé jusqu'en 2028, remplace Pierre Sage, parti coacher Crystal Palace en Premier League après avoir terminé deuxième de Ligue 1 et remporté la Coupe de France avec le club artésien.
L'OGC Nice a nommé Olivier Pantaloni pour succéder à Claude Puel. Le technicien français, formé au club niçois durant sa carrière de joueur, arrive auréolé d'une saison pleine avec le FC Lorient, terminé dixième, et s'est engagé pour deux ans.
Le RC Strasbourg a opté pour un profil émergent en la personne d'Hugo Oliveira. Le Portugais de 40 ans, longtemps entraîneur des gardiens puis adjoint de Marco Silva en Angleterre (Hull City, Watford, Everton, Fulham), a connu sa première expérience de numéro un à Famalicao fin 2024, où il a hissé le club à une cinquième place en championnat portugais. Il s'engage pour trois saisons, jusqu'en 2029, et succède à Gary O'Neil, parti à Ipswich Town après avoir conduit Strasbourg à la huitième place et en demi-finales de Ligue Conférence et de Coupe de France.
Paris FC et Toulouse changent de visage
Au Paris FC, c'est un visage familier de la Ligue 1 qui débarque : Liam Rosenior. L'Anglais de 41 ans, passé par Strasbourg où il avait terminé septième avant de rejoindre Chelsea en janvier dernier, prend la suite d'Antoine Kombouaré et s'est engagé jusqu'en juin 2028.
À Toulouse, le Téfécé a jeté son dévolu sur le Danois Jens Berthel Askou, 43 ans, qui arrive du club écossais de Motherwell après l'avoir qualifié pour un tour préliminaire de Ligue Conférence. Passé par Göteborg, le Sparta Prague et le FC Copenhague comme adjoint, il remplace Carles Martinez Novell.
Auxerre rappelle Will Still
L'AJ Auxerre a mis fin à sa collaboration avec Christophe Pélissier pour faire appel à Will Still. L'entraîneur anglo-belge de 33 ans, déjà passé par le Stade de Reims puis le RC Lens en Ligue 1 avant une expérience à Southampton, retrouve un banc français.
Stade Brestois a choisi la continuité après la disparition d'Éric Roy, décédé en juin 2026. Le club a nommé son adjoint de toujours, Julien Lachuer, ancien gardien du club devenu entraîneur des gardiens puis bras droit d'Éric Roy depuis 2023, pour les deux prochaines saisons.
Lorient et Angers, un mercato croisé
Deux mouvements croisés ont animé le mercato : au FC Lorient, Alexandre Dujeux a été nommé pour deux saisons en lieu et place d'Olivier Pantaloni, parti à Nice. Et à Angers, Stéphane Gilli succède à Dujeux, lui aussi engagé pour deux ans après avoir été démis de ses fonctions au Paris FC en février dernier malgré une montée en Ligue 1 la saison précédente.
Avec cinq entraîneurs étrangers parmi les nouveaux arrivants (Ancelotti, Toppmöller, Oliveira, Askou, Luís), la saison 2026-2027 s'annonce placée sous le signe de la diversité tactique, entre continuité assumée pour les cadors du championnat et pari sur la jeunesse ou l'expérience internationale pour bon nombre d'outsiders.
