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De Donnarumma à Suzuki : c'est quoi ce délire de Luis Enrique avec les gardiens ?

Zion Suzuki, futur gardien du PSG ?
Zion Suzuki, futur gardien du PSG ?MCGUELBER / ODYSSEY IMAGES VIA AFP

Cet été encore, le PSG se montre très actif sur le marché des gardiens. Si le transfert de Zion Suzuki est acté prochainement, il serait alors le sixième portier recruté depuis le début de l'ère Luis Enrique. Une instabilité qui n'a pour l'heure pas d'influence sur le rendement collectif du double champion d'Europe en titre.

Zion Suzuki sera-t-il recruté par le PSG cet été ? Le gardien japonais, qui a brillé avec Parme en Serie A puis avec les Samouraï Blue lors du Mondial, suscite un vif intérêt de la part du club double champion d'Europe en titre. Depuis que Luis Enrique est arrivé, le turnover a été incessant, si bien qu'on semble revoir la marionnette d'Aimé Jacquet dans les Guignols de l'Info hurler "LES gardiens, j'en mets deux ! Pourquoi ? Parce que je les ai !". 

En 2023, Arnau Tenas était en fin de contrat avec le Barça et son jeu au pied intéressait beaucoup le coach asturien. Le Catalan a finalement joué les utilités et n'est resté que deux saisons. En 2024, c'est Matveï Safonov qui est venu, dans le cadre d'un transfert qui a fait couler beaucoup d'encre puisqu'il était noué avec la Russie, mise au ban en raison de la guerre d'invasion menée contre l'Ukraine.

La conquête de la Ligue des Champions n'a pas rassasié l'appétit de Luis Enrique pour les gardiens. Même avec un deuxième trophée Yachine à portée de gants, Gianluigi Donnarumma n'a pas été retenu. À ce moment-là, Lucas Chevalier incarne l'avenir en France et le PSG dépense 40M€ pour ce qui ressemble pour l'instant à un flop. Avant lui, Renato Marin avait déjà été pris dans le rôle de troisième gardien. 

Mais un an plus tard, Marin vient d'être prêté au CD Nacional (Portugal) et, pour le remplacer, le PSG a jeté son dévolu sur Alessandro Longoni qui évoluait à Milan. Manifestement, il faut s'attendre encore à du mouvement avec Suzuki et, probablement, avec l'exfiltration de Chevalier. 

C'est tout le paradoxe du PSG et de Luis Enrique. Alors que l'entraîneur a un style de jeu caractéristique, à la fois collectif, spectaculaire et couronné de succès, la place du gardien n'est pas cardinale. Safonov avait beau être le gardien de la Russie, le successeur de l'emblématique Igor Akinfeev, il n'était encore jamais apparu dans un quelconque classement des 20 meilleurs du monde à son poste. Et pourtant, il a fait oublier Donnarumma, parti à Manchester City, choix très surprenant vu son niveau au pied, et fait tourner très court le débat sur la concurrence avec Chevalier. Ce qui ne l'empêche pas aujourd'hui d'être de nouveau remis en question par l'Asturien et son staff. 

Cette instabilité ne date pas de Luis Enrique. Avant lui, la rivalité entre Keylor Navas et Donnarumma avait été au centre de nombreuses interrogations, notamment quant à la gestion de la pression de la part de l'Italien face à un coéquipier triple vainqueur de la C1. C'est le départ du Costaricain qui avait finalement libéré "Gigio"... à l'arrivée de Luis Enrique. 

Sur ce marché très spécifique, le PSG se montre très actif et n'a pas de réticence à renouveler ce secteur de manière frénétique. Ainsi, en l'espace d'à peine trois ans, le club a recruté cinq gardiens, et en vise clairement un sixième. Une incongruité qui n'affecte en rien sa réussite.