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Après deux saisons blanches sur la scène nationale, le Real Madrid n'a plus le droit à l'erreur. Le report de la réception de la Real Sociedad a décalé son entrée en Liga, et c'est donc à Cornellà-El Prat que José Mourinho dirigera son premier match à la tête du Real Madrid, treize ans après son départ du club en 2013. Le Portugais hérite d'une équipe méconnaissable : Denzel Dumfries, Marc Cucurella et Ibrahima Konaté pour reconstruire la défense, Bernardo Silva au milieu, Yan Diomandé et Carlos Espí en soutien de Kylian Mbappé. Éder Militão, Rodrygo, Ferland Mendy et Raúl Asencio manqueront ce déplacement.
L'Espanyol, lui, a parfaitement démarré en dominant Levante (3-0) grâce à un doublé de Roberto Fernández. Un scénario qui rappelle celui de la saison dernière, quand les Pericos avaient construit de vrais espoirs européens avant de s'effondrer sur toute la phase retour et de terminer à la onzième place. Devant, Kike García et Javi Puado sont toujours à l'infirmerie.
Espanyol Barcelone - Real Madrid : les informations clés
Date : samedi 22 août 2026
Heure du coup d'envoi : 21h30
Stade : RCDE Stadium, Cornellà de Llobregat
Arbitre : à confirmer
VAR : oui
Chaîne TV : DAZN et Disney+
Streaming en direct : applications et sites DAZN et Disney+
Cotes (Betclic) : Victoire de l'Espanyol @ 7,25 | Match nul @ 4,70 | Victoire du Real Madrid @ 1,39
Les cotes sont fournies par Betclic, correctes au moment de la rédaction et susceptibles d'évoluer.
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Espanyol Barcelone : les dernières informations
Onzième la saison dernière, l'Espanyol a connu un effondrement rarement vu. Solides sur toute la première partie d'exercice, au point de se poser en candidats crédibles à une place européenne, les Pericos ont ensuite volé en éclats : de fin décembre à la mi-mai, les Catalans ont enchaîné dix-huit rencontres sans le moindre succès, dont douze défaites et six matchs nuls, pour ne compter que deux victoires sur toute la phase retour. Manolo González, en poste depuis mars 2024, a malgré tout conservé la confiance de sa direction : arrivé en cours de saison, le technicien galicien avait fait remonter le club dans l'élite quelques semaines à peine après sa nomination, avant d'assurer le maintien en 2024-2025.
L'entrée en matière de ce nouvel exercice a en revanche été idéale. Face à Levante, l'Espanyol s'est imposé nettement (3-0), grâce notamment à un doublé de Roberto Fernández, dans une rencontre où les Valenciens ne se sont pas procuré la moindre occasion franche. De quoi lancer une dynamique avant de recevoir le Real Madrid, avec l'ambition d'enchaîner un deuxième succès de rang à domicile.
L'arrivée la plus retentissante de l'été s'est toutefois produite en coulisses : Monchi a pris les rênes de la direction sportive du club. L'ancien architecte du grand FC Séville, septuple vainqueur de la Ligue Europa comme directeur sportif et passé par la Roma puis Aston Villa, a hérité d'un chantier considérable.
Titulaire indiscutable dans le couloir gauche l'an passé avec six buts et trois passes décisives, Carlos Romero est retourné à Villarreal au terme de son prêt, tout comme le milieu Ramón Terrats, tandis que Cyril Ngonge a lui aussi réintégré Naples à l'issue de sa pige catalane. Charles Pickel et Fernando Calero sont pour leur part partis libres. Pour compenser, le dirigeant andalou a bâti l'essentiel de son recrutement sur des prêts : le latéral gauche néerlandais Quilindschy Hartman est arrivé de Burnley pour succéder à Romero, le milieu brésilien Gabriel Moscardo a été cédé par le PSG après une saison à Braga, le défenseur central Unai Núñez a été prêté par le Celta Vigo et l'international slovène Vanja Drkušić est arrivé du Zenit. Seule véritable acquisition définitive, Álex Calatrava a été recruté pour environ cinq millions d'euros en provenance de Castellón, où il a brillé en deuxième division.
Sur le plan des absences, le secteur offensif reste amputé. Kike García, auteur de huit buts en Liga l'an dernier, et Javi Puado, victime d'une grave blessure, avaient déjà manqué la réception de Levante et devraient à nouveau être indisponibles pour ce choc face à l'ogre madrilène. Roberto Fernández et Tyrhys Dolan, tous deux buteurs le week-end dernier, porteront donc les espoirs offensifs des Pericos.
Espanyol Barcelone : la composition probable
Marko Dmitrović - Omar El Hilali, Clemens Riedel, Unai Núñez, Roger Hinojo - Urko González, Edu Expósito - Álex Calatrava, Javi Hernández, Tyrhys Dolan - Roberto Fernández.
Entraîneur : Manolo González
Real Madrid : les dernières informations
Le Real Madrid, lui, aborde cette saison avec une obligation de résultats. L'exercice écoulé a viré au fiasco : aucun titre, une élimination en quart de finale de la Ligue des Champions et un Xabi Alonso limogé en cours de route, Álvaro Arbeloa ayant assuré l'intérim jusqu'au terme de la saison. Deux exercices consécutifs sans trophée majeur, une situation impensable à Madrid, où la victoire doit être immédiate.
Réélu le 7 juin 2026 pour un huitième mandat courant jusqu'en 2030, Florentino Pérez a répondu par un pari aussi spectaculaire que clivant : le retour de José Mourinho, treize ans après son départ en 2013. Un choix dans la lignée des seconds mandats offerts à Zinédine Zidane puis Carlo Ancelotti, mais qui divise, tant le Special One version 2026 semble loin de celui qui débarquait à Madrid en 2010, auréolé de son triplé avec l'Inter. Réputé conflictuel là où ses prédécesseurs excellaient dans la gestion des ego, le Portugais a d'ailleurs lancé son mandat par une pique publique envers Bernardo Silva sur son état physique à la reprise, et devra composer avec un vestiaire aux fortes personnalités, de Vinícius Júnior à Jude Bellingham. Sa préparation a en tout cas été quasi parfaite, ponctuée de victoires contre le Ferencváros, Leganés, le Deportivo La Corogne et d'un convaincant 3-0 à la Veltins Arena de Schalke, seule la Fiorentina ayant accroché les Merengue (2-2).
Le mercato, dense, laisse pourtant plusieurs questions en suspens. La reconstruction défensive semble la partie la plus aboutie : Denzel Dumfries est arrivé de l'Inter pour une vingtaine de millions d'euros afin de succéder à Dani Carvajal, même si son profil de piston très offensif ne règle pas totalement le déficit défensif du couloir droit, Marc Cucurella a été recruté à Chelsea pour environ 55 millions d'euros, un renfort fiable qui bloque toutefois la progression d'Álvaro Carreras, et Ibrahima Konaté a signé libre en provenance de Liverpool, une opportunité immanquable mais un joueur à l'historique de blessures, dans un axe où Antonio Rüdiger et Eder Militão présentent la même fragilité.
Au milieu, la grande révolution créatrice attendue n'a pas eu lieu : Bernardo Silva avait signé libre dès la mi-juin, mais c'est Rodri que le Real voulait pour son double pivot, et le métronome espagnol, longtemps annoncé dans la capitale, a finalement rejoint le Barça, un camouflet pour la Maison Blanche. Le profil du Portugais ressemble davantage à celui d'un joueur de complément qu'au titulaire attendu au cœur du jeu, où le duo Aurélien Tchouaméni - Federico Valverde, aux relations notoirement fraîches, reste en l'état. Devant, le pari le plus audacieux interroge : 120 millions d'euros, plus une vingtaine en bonus, pour Yan Diomandé, 19 ans et un bilan de 12 buts et 9 passes décisives en Bundesliga, un investissement colossal pour un joueur encore en devenir. Surtout, la prolongation de Vinícius Júnior pour six ans, à environ 24 millions d'euros annuels et malgré l'intérêt d'Arsenal, perpétue le problème identifié depuis deux ans : le manque de complémentarité criant entre le Brésilien, Kylian Mbappé et Jude Bellingham, qui se disputent les mêmes zones. La vente de Gonzalo García à Fulham, environ 40 millions d'euros et l'arrivée à moindre coût de Carlos Espí, point de fixation qui manquait à l'attaque, constituent les opérations les plus consensuelles de l'été.
Le dégraissage a également été conséquent : Franco Mastantuono, décevant l'an passé, a été prêté à la Fiorentina, tandis que les jeunes César Palacios et Fran González ont été vendus respectivement à Fulham et au FC Séville. Le lateral Fran García a lui aussi été vendu, au Betis Séville. Deux monuments du vestiaire ont par ailleurs tourné la page : Dani Carvajal, icône du club et présent depuis treize saisons, a mis fin à son histoire avec le Real, tout comme David Alaba, régulièrement blessé ces dernières saisons et en fin de contrat.
Pour cette entrée en lice, José Mourinho devra composer sans Éder Militão, en phase de reprise, ni Rodrygo, dont le retour n'est pas attendu avant 2027, tandis que Ferland Mendy et Raúl Asencio manquent également à l'appel.
Real Madrid : la composition probable
Thibaut Courtois - Denzel Dumfries, Ibrahima Konaté, Antonio Rüdiger, Marc Cucurella - Federico Valverde, Bernardo Silva - Yan Diomandé, Jude Bellingham, Vinícius Júnior - Kylian Mbappé.
Entraîneur : José Mourinho
Où regarder Espanyol Barcelone - Real Madrid à la TV et en streaming ?
La rencontre entre l'Espanyol Barcelone et le Real Madrid sera à suivre en direct samedi 22 août 2026 à partir de 21h30 sur DAZN et Disney+.
La saison 2026-2027 marque un tournant pour la diffusion du championnat espagnol en France : après quatorze saisons sur beIN Sports, la Liga a rejoint ces deux plateformes de streaming, qui se partagent les droits en co-exclusivité jusqu'en 2028-2029. L'intégralité des 380 matchs de la saison est accessible sur chacune des deux plateformes, un seul abonnement suffisant donc pour suivre l'ensemble du championnat.
Le match sera disponible en streaming sur les applications et sites de DAZN et Disney+, accessibles sur ordinateur, smartphone, tablette et téléviseur connecté.
Espanyol Barcelone - Real Madrid : l'historique des confrontations
Le déséquilibre est criant dans l'histoire de ce duel. En 201 confrontations toutes compétitions confondues, le Real Madrid s'est imposé à 119 reprises, contre 46 victoires de l'Espanyol et 36 matchs nuls.

La saison dernière, les Merengue ont réalisé le doublé avec deux succès 2-0, et leur domination récente est sans partage : 8 victoires et seulement 2 défaites sur les 10 dernières rencontres.
Fait notable, les deux équipes n'ont plus fait match nul depuis 24 confrontations, une série qui a vu le Real Madrid l'emporter à 21 reprises pour 3 succès catalans. Le dernier partage des points remonte à mai 2013, lors d'un match dirigé par... un certain José Mourinho, alors dans les dernières semaines de son premier passage sur le banc madrilène. Un clin d'œil de l'histoire au moment où le Special One retrouve la Liga.
Joueurs passés par l'Espanyol Barcelone et le Real Madrid
Plus de cinquante joueurs ont évolué à la fois sous les couleurs de l'Espanyol et du Real Madrid, et la liste compte quelques noms illustres. Le plus connu reste Samuel Eto'o : formé à la Casa Blanca, où il n'a jamais réussi à s'imposer, le Camerounais a été prêté aux Pericos lors de la seconde moitié de la saison 1998-1999, pour un unique match disputé, avant d'exploser à Majorque puis de devenir une légende... du Barça. Plus récemment, Marco Asensio a suivi le chemin inverse : prêté à l'Espanyol pour la saison 2015-2016 juste après son achat par le Real, le Majorquin y avait brillé avec dix passes décisives en Liga avant de s'installer huit saisons au Bernabéu. Joselu, lui, a connu les deux maisons à des moments opposés de sa carrière : formé au Real puis parti faire ses classes ailleurs, il avait porté le maillot perico en 2022-2023, terminant troisième buteur de Liga malgré la relégation, avant d'être prêté au Real Madrid où il a marqué le doublé décisif contre le Bayern en demi-finale de la Ligue des Champions 2024. José Callejón avait quant à lui quitté l'Espanyol en 2011 pour retrouver son club formateur madrilène, tandis qu'Iván Helguera avait fait le même trajet en 1999, avant de remporter deux Ligues des Champions avec les Merengue.

Mais les deux figures les plus mythiques appartiennent à une époque lointaine du football. Alfredo Di Stéfano, double Ballon d'Or et quintuple vainqueur de la Coupe d'Europe avec le Real, a terminé sa carrière à l'Espanyol entre 1964 et 1966, après onze saisons légendaires à Madrid. Et Ricardo Zamora, considéré comme l'un des plus grands gardiens de tous les temps, a fait le chemin inverse : icône de l'Espanyol, dont il reste la figure tutélaire, « El Divino » avait rejoint le Real en 1930 pour le transfert le plus cher de l'histoire à l'époque, y remportant deux championnats et deux Coupes d'Espagne. Le trophée du meilleur gardien de la Liga porte aujourd'hui encore son nom.
Espanyol Barcelone - Real Madrid : cotes du match
Victoire de l'Espanyol Barcelone : 7,25 (Betclic)
Victoire du Real Madrid : 1,39 (Betclic)
Les cotes sont fournies par Betclic, correctes au moment de la rédaction et susceptibles d'évoluer.
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