Jürgen Klopp et Thomas Müller se sont envoyés des piques comme deux ados qui fument derrière le lycée. "Heureusement, c’est encore Julian Nagelsmann qui fait la composition – pour l’instant. Pour l’instant", a lancé Klopp au micro de MagentaTV, Müller lui a répondu en riant : "Kloppo, on est en juin. Toi, tu es déjà en septembre !"
L’ambiance était plutôt bon enfant. Mais un sentiment étrange persistait : le "fantôme" plaisantait-il sur l’avenir du sélectionneur le jour même du match d’ouverture ? Avant même que la Coupe du monde n’ait commencé ? Oui, on dirait bien.

Nagelsmann reste détendu
Ce genre de choses ne passe évidemment pas inaperçu. Le sélectionneur Nagelsmann l’a constaté lors de sa conférence de presse avant le premier match de l’Allemagne à Houston contre Curacao.
À la première question sur le sujet, il a répondu par une autre question. Mais lorsqu’un journaliste anglais a insisté, il a dû s’expliquer plus en détail. Que son successeur potentiel plaisante publiquement sur son avenir ne semblait toutefois pas le déstabiliser.

L’Allemagne compte tout simplement "beaucoup d’experts". Klopp et Müller sont aussi "des gars cool", a déclaré Nagelsmann : "Ils ont eu beaucoup de succès dans le monde du football. Ils peuvent parler de tout ce qu’ils veulent. C’est comme ça."
Avant-match : Allemagne vs. Curacao
Répartition des rôles explosive
La répartition des rôles pendant la Coupe du monde devrait continuer à alimenter les discussions dans les semaines à venir. Tandis que Nagelsmann doit s’imposer dans le vestiaire et sur le terrain d’entraînement, Klopp a la possibilité de commenter les événements avec le recul nécessaire.
Comment l’ancien entraîneur principal du Borussia Dortmund et du FC Liverpool va-t-il gérer d’éventuels revers ? Les critiques vont-elles se multiplier si la Mannschaft ne survole pas la phase finale avec des victoires écrasantes ? Klopp a-t-il déjà en tête de prendre bientôt la place de sélectionneur ?
Pour l’instant, Jürgen Klopp ne se laisse pas tenter. Son agent Marc Kosicke a toutefois déjà évoqué ouvertement des offres de la Fédération allemande de football (DFB) – avant même que Nagelsmann ne s’installe sur le banc. Son contrat court d’ailleurs jusqu’en 2028 – il sera donc toujours en vigueur en septembre.
