De Châteauroux à la Coupe du monde : les années françaises de Haissem Hassan

De Chateauroux à la Coupe du monde : les années françaises de Haissem Hassan
De Chateauroux à la Coupe du monde : les années françaises de Haissem HassanReuters

De la troisième équipe des U13 du Paris FC à la Coupe du monde 2026 avec l'Égypte, le parcours d'Haissem Hassan est tout sauf linéaire. Épanoui en Espagne après avoir éclos à Châteauroux, l'ailier de 24 ans reste pourtant méconnu en France. De ses premiers dribbles instinctifs en région parisienne à son exil en Liga, David Remisse et Romain Grange, deux hommes clés de sa formation, racontent l’itinéraire singulier d’un talent brut qui a su forcer son destin.

Bagnolet, Paris FC, Châteauroux, Villarreal, Mirandes, Gijon, Oviedo... Le parcours d'Haissem Hassan a des airs espagnols, mais en France, où tout a commencé, l'ailier égyptien reste largement méconnu. À 24 ans, celui qui porte aujourd'hui les couleurs de l'Égypte à la Coupe du monde 2026 a pourtant grandi à quelques kilomètres de Paris, avant de se révéler à Châteauroux puis de s'épanouir en Liga. Retour sur ses années de formation françaises avec deux hommes qui l'ont vu grandir : David Remisse, qui a ouvert le centre de préformation du Paris FC et l'y a fait entrer, et Romain Grange, ancien meneur de jeu castelroussin devenu président de l'association du club, qui a partagé le vestiaire professionnel avec lui à 17 ans.

Né le 8 février 2002 à Bagnolet, Haissem Hassan a d'abord pratiqué le karaté et l'athlétisme avant de se consacrer au football, à Porte de Bagnolet puis au Paris FC. C'est là que David Remisse, arrivé cette année-là pour monter de toutes pièces le centre de préformation du club, tombe sur lui presque par hasard. "Quand je suis arrivé, j'ai dit : je vais voir tous les joueurs du club, de la catégorie. Et quand on m'a présenté Hassan Haïsem, un éducateur m'a prévenu : oui mais lui, il joue en équipe C", raconte-t-il. L'éducateur qui le présente à Remisse tempère d'emblée l'enthousiasme du recruteur, certains au club assurant qu'il est nonchalant : "Il se donne comme ça parce que tu es là aujourd'hui." Remisse insiste et demande à le revoir le lendemain, avec un groupe différent de joueurs. Le verdict est sans appel : "Le lendemain, il m'a plus que convaincu. Ça crevait les yeux, il y avait quelque chose. J'ai dit, un peu contre l'avis de certaines personnes sur place, que lui allait rentrer au centre de préformation."

"À une parole près, il ne rentrait pas dans le centre de préformation"

À ce moment-là, Hassan évoluait pourtant en troisième équipe de sa catégorie, en U13. Remisse se souvient précisément de ce qui l'a convaincu : "Il avait des qualités très fortes de dribble. Il avait d'autres petits défauts, mais à 13 ans, qui n'a pas de défauts ? (...) Quand on prend un joueur qui est bon, on le prend parce qu'il a des qualités plus fortes que d'autres, pas un niveau moyen partout. Ce n'est pas un bon élève qui a 13 sur 20 partout. Il faut qu'en maths il ait 19, et même s'il a 6 en histoire-géo, on va essayer de le faire remonter à 10-11. C'est ça qui fait la différence au haut niveau." Un principe qu'il considère, avec le recul, comme le tournant de la trajectoire du joueur : "À une parole près, il ne rentrait pas dans le centre de préformation. Et peut-être qu'il n'aurait pas eu cette trajectoire-là."

Intégré au centre de préformation, le jeune Bagnoletais grimpe vite les échelons au point de se rendre "indispensable" chez les U14. Il fait partie, avec un certain Yassine Kechta (aujourd'hui professionnel au Havre), des tout premiers joueurs de première année à disputer le championnat U15 DH, réservé en principe aux deuxièmes années. "Dès le départ, avec moi, il a fait des différences. D'ailleurs, il a tout de suite fait de l'ombre à celui qui avait un an de plus et qui jouait et qui était pas mal aussi. Mais là, après, c'est la loi du football", retrace Remisse. Pourtant au début des années 2010, les meilleurs du Paris FC partaient dans d'autres clubs professionnels, et Hassan et Kechta n'étaient que "des seconds couteaux", qui ont fini par faire leur preuve au meilleur niveau.

Le formateur, qui suivait aussi la scolarité de ses joueurs et entretenait une relation étroite avec la famille Hassan, notamment le père du joueur, se souvient d'un profil singulier, capable d'agacer certains éducateurs plus classiques : "C'était quelqu'un qui aimait vraiment la percussion et le dribble. Je sais que certains coachs demandaient aux joueurs de lâcher le ballon plus vite, mais moi, j'étais là pour développer leur potentiel et leur qualité forte. J'ai essayé de la mettre en avant, sans qu'elle soit néfaste à l'équipe."

Car derrière l'aisance technique se cachait alors un garçon très timide, presque introverti, que Remisse a dû pousser à s'exprimer. "Il manquait de confiance. Il était quelqu'un de très réservé et très respectueux, en tout cas à l'époque. Il fallait le bousculer un peu pour qu'il puisse montrer qui il était." Ce travail sur la confiance devient, selon lui, la clé de la suite : "Mon rôle, ça a aussi été de lui donner le maximum de confiance pour qu'il tente le maximum. Quelqu'un qui dribble ou qui cherche à déséquilibrer l'adversaire, il faut qu'il soit lui-même en confiance."

"On n'est pas prophète dans son pays"

Pour autant Hassan était quelqu'un qui avait "tellement faim" : "C'était quelqu'un de très intérieur, parce que le monde du foot, c'est un monde impitoyable. Les joueurs ne se font aucun cadeau entre eux : s'ils peuvent rabaisser quelqu'un ou l'empêcher d'atteindre son plein potentiel, ils le font." Cette timidité, le joueur devenu professionnel la conservera longtemps : Remisse se souvient de retrouvailles à Bagnolet, chez les parents du joueur, où il le retrouve inchangé, la tête baissée, un "oui coach" poli et un vouvoiement jamais abandonné.

Sur le plan du jeu, Remisse garde le souvenir précis d'un match fondateur, alors que Hassan n'est encore qu'un U14 titularisé chez les U15 : "Je le mets titulaire pour la première fois alors qu'il est U14 chez les U15. Je me rappelle, il reçoit le ballon, il commence une chevauchée et il place une frappe lucarne opposée. J'étais choqué. Je me suis demandé où il était allé chercher cette inspiration, cette frappe. En fait, c'était de l'instinct pur."

Un instinct qui, selon Remisse, ne s'exprimait pas de la même façon à l'entraînement et en match : "Ce n'était pas un grand joueur d'entraînement. C'est comme si à l'entraînement, il tentait ou peut-être qu'il se donnait des objectifs, comme : 'Tiens, je vais faire ça ou ça.' Et puis en match, il se lâchait." Créateur ou artiste, selon chacun, Hassan avait cette faculté à faire autrement : "Quand on lui demandait de faire quelque chose de précis, il faisait souvent autre chose, mais qui fonctionnait. Certains éducateurs disaient : ce n'est pas ce que j'avais demandé. Moi je disais : bravo, tu as fait différemment, mais tu as réussi."

David Remisse n'accompagne Haissem Hassan que deux saisons, avant d'être appelé à encadrer la réserve professionnelle du club. Peu après, le Paris FC est relégué en National et perd, avec cette descente, son centre de formation. Contraint de quitter le club francilien, Hassan s'installe à Châteauroux en 2017. Remisse, qui suivait le groupe de loin , relativise l'explication purement structurelle de ce départ et pointe surtout un regard resté figé sur le joueur au sein du club : "Je pense qu'au niveau scolaire, ça manquait encore un peu. Mais c'était une bonne chose qu'il parte, ça lui a permis de repartir avec la confiance qu'il avait engrangée, et de ne plus être considéré comme l'ancien de l'équipe C. Ce genre d'étiquette, ça colle parfois à la peau." Il ajoute, à propos des personnes restées au club après son propre départ vers la réserve pro, une formule imagée : "On n'est pas prophète dans son pays. Je pense qu'ils étaient restés sur l'image d'un bon petit joueur qui avance, mais qui pourrait faire mieux à l'école, mieux ici, mieux là, alors qu'il y avait des choses qui crevaient les yeux."

"Il dribblait, il tentait tout le temps"

C'est donc dans l'Indre que Haissem Hassan va véritablement éclore. Il signe son premier contrat professionnel avec La Berrichonne à seulement 16 ans, après s'être déjà entraîné pendant environ un an avec le groupe professionnel et avoir aidé les U19 à se maintenir, en étant déjà surclassé. C'est dans ce vestiaire que Romain Grange, capitaine et milieu offensif expérimenté du club et aujourd'hui président de l'association castelroussine, le découvre : "C'est un talent pur. Quand je suis arrivé à Châteauroux, on m'avait parlé d'un jeune de 17 ans qui s'entraînait déjà avec les pros depuis un an. J'ai tout de suite vu son talent : gaucher, il aime dribbler, parfois même un peu trop."

Hassan est le plus jeune joueur de l'histoire de la Berrichonne à signer un contrat professionnel, ayant tapé dans l'oeil des recruteurs alors qu'il passait un test avec Toulouse face... au pôle Espoirs de Châteauroux. Avant ça, Bastia, Metz et donc le TFC n'avaient pas donné suite à ses essais. Mais Grange reconnaît une belle prise de son club, qui initialement ne lui offre qu'une place en U17 : "Ça surprend toujours d'avoir un jeune de 16 ou 17 ans qui signe pro, on se dit qu'il peut se passer plein de choses à cet âge-là, qu'il n'a peut-être pas fini sa croissance. Sauf que lui, il s'était déjà entraîné un an avec le groupe professionnel avant de signer. Les dirigeants de l'époque ne se sont pas trompés."

Grange décrit un adolescent à contre-courant de son âge, sans la moindre appréhension sur un terrain d'adultes : "À son jeune âge, il arrivait sur le terrain sans se poser aucune question. Il dribblait, il tentait tout le temps. C'était vraiment agréable à voir. Il manquait peut-être un peu d'efficacité, mais c'était un joueur très jeune, ça allait venir avec le temps." Les vétérans du groupe ne cherchent pas à le corriger, mais à le libérer : "Ce n'étaient même pas vraiment des conseils qu'on lui donnait, c'était surtout une question de le mettre en confiance." Seule consigne récurrente, celle de rentabiliser ses gestes : "De temps en temps, on lui disait : évite de redribbler une deuxième fois pour rien, sinon nos attaquants restent à l'arrêt à t'attendre."

"Haissem, c'est beaucoup le style Neymar"

Grange va jusqu'à comparer son style à celui de certains cadors sud-américains, en réponse à une question sur le rapport du joueur au beau jeu et au football de rue : "Haissem, c'est beaucoup le style Neymar, si on veut : il aime dribbler, faire la différence, et il n'hésite pas à attendre le défenseur pour recommencer, histoire de bien lui montrer qu'il est au-dessus." Il le compare même avec d'autres cracks du football mondial, pour une raison précise : "Lamine Yamal, Neymar, même Mahrez : ce sont des joueurs qui ne réussissent pas à chaque fois, mais ça ne les arrête pas, ils retentent. Tant qu'ils n'ont pas réussi, ils recommencent. Et Assem, aujourd'hui, il fait clairement partie de ces profils-là."

À l'entraînement, l'impression est encore plus forte que le week-end, se souvient l'ancien milieu de terrain : "Il tentait des choses qu'on n'ose pas toujours essayer en match, et pour son âge, c'était vraiment impressionnant. Honnêtement, avec toute l'expérience que j'avais, il y a des choses que lui tentait et que moi je n'arrivais pas à faire." Grange confirme aussi l'énorme confiance en lui du jeune ailier, déjà perceptible à cette époque : "On la sentait, cette confiance. Les jeunes qui ont du talent l'ont forcément. Et Haissem correspond exactement à ce profil-là."

Revers de cette liberté offensive : un investissement défensif famélique, assumé collectivement par le groupe castelroussin. "C'était le cas, oui. Mais nous, on défendait pour lui. Toute l'équipe connaissait ses qualités et savait qu'à tout moment, il pouvait faire la différence. Alors on acceptait de défendre à sa place, à condition qu'une fois le ballon dans les pieds, il fasse vraiment la différence." Une répartition des tâches assumée, mais pas au point de tout sacrifier pour un seul joueur, précise Grange : "On ne jouait pas uniquement pour lui. Mais on savait qu'il avait un talent capable de nous faire gagner des matchs, et il fallait le mettre dans les meilleures conditions pour ça. (...) Moi, ça ne me dérange pas, des joueurs qui ne défendent pas, du moment qu'à chaque fois qu'ils touchent le ballon, il se passe quelque chose."

Un exil espagnol pour mieux briller, un Mondial avec l'Égypte

Sur le plan statistique, la première saison de Hassan en Ligue 2 se limite à quatre apparitions, dont deux titularisations, mais elle suffit à attirer l'attention de plusieurs clubs français et étrangers. Sur ses deux saisons à Châteauroux, il totalise 17 matchs de Ligue 2 et deux apparitions en coupe, avant d'être courtisé, à l'été 2020, par Lille, Brentford et la Fiorentina. C'est finalement Villarreal qui l'emporte, avec un transfert estimé à plus de deux millions d'euros. Le joueur intègre d'abord l'équipe réserve du sous-marin jaune, en troisième division, avant d'être prêté au CD Mirandés en deuxième division espagnole. À son retour de prêt, il joue deux matchs en Liga avec les Groguets et est envoyé s'aiguiser du côté de Sporting Gijon, toujours en prêt. Il est finalement transféré à Oviedo, club rival de Gijon dans les Asturies, à l'été 2024 et a fêté la montée en Liga avec eux avant d'être plus ou moins titulaire dans l'élite espagnole sous le maillot bleu. 

Pour Grange, cette trajectoire ibérique n'a rien d'un hasard, tant le profil du joueur semblait taillé pour le football espagnol : "Haissem a un jeu fait pour l'Espagne, où on garde le ballon, on dribble, on tente. Je ne suis pas certain qu'on y défende autant qu'en France. Son style de jeu était fait pour aller là-bas." Remisse lui assure qu'il aurait "pu réussir dans différents championnats" : "Cette qualité de percussion pour des joueurs qui jouent sur les côtés, c'est beaucoup recherché. Les joueurs capables d'éliminer en un-contre-un... Lui était même facile là-dessus."

Grange n'est même "pas surpris" de voir le jeune prodige être aujourd'hui à la Coupe du monde sous le maillot égyptien : "En Liga, j'avais vu sa rentrée face au Real Madrid, je l'avais trouvée très bonne. Il est simplement récompensé de ses dernières saisons." La fierté est surtout pour le club de Chateauroux, qui "vit des périodes plus difficiles" mais peut se vanter d'avoir cinq joueurs passés par la Berrichonne être présents dans ce Mondial américain : Hassan donc, mais aussi Jean-Philippe Mateta avec la France, Ange-Yoan Bonny et Christopher Operi avec la Côte d'Ivoire et Yoane Wissa avec la RD Congo. "Voir ces jeunes-là représenter la formation berrichonne, ça montre qu'ici, à Châteauroux, on sait travailler. Et ça vaut aussi pour la ville elle-même."

Sur le plan international, le parcours de Hassan est tout aussi singulier. International français dès les moins de 17 ans, dans la génération d'Adil Aouchiche, Timothée Pembélé et Arnaud Kalimuendo, il dispute avec les Bleuets la Coupe du monde U17 2019 au Brésil, où la France termine troisième après avoir battu les Pays-Bas, et délivre une passe décisive en quart de finale face à l'Espagne. Mais c'est finalement sous le maillot égyptien, pays de son papa, qu'il découvre la Coupe du monde chez les A, retenu par le sélectionneur Hossam Hassan dans la liste des 26 Pharaons pour l'édition 2026. Ni Remisse ni Grange ne disent connaître les coulisses de ce choix, alors qu'il pouvait représenter aussi la France et la Tunisie, pays de sa maman. Grange avance une hypothèse : "Je pense qu'il a dû sentir que la porte était plutôt fermée en équipe de France, et qu'il a préféré basculer vers l'Égypte. Honnêtement, avec le recul, c'est plutôt un bon choix : la preuve, il est aujourd'hui à la Coupe du monde."

Dans l'attente de ses premières minutes en Coupe du monde

Les deux hommes s'accordent sur un point : la simplicité du garçon n'a jamais varié, malgré les paliers franchis. Remisse, très marqué par cette humilité conservée, la relie directement à l'éducation reçue par le joueur : "Je retrouvais le même garçon qu'avant, très poli, presque gêné. Il m'a même demandé pourquoi je n'étais pas resté au Paris FC. Je me suis dit : quelqu'un d'humble comme ça va continuer à avancer. Cette éducation que lui ont donnée ses parents, il l'a bien gardée." Il ajoute, en évoquant leurs retrouvailles : "Il m'a remercié, mais je lui disais : ce n'est pas moi qui ai joué, c'est toi. Mon travail, c'était d'essayer de faire sortir des joueurs. Mais si tu es sorti, c'est que tu avais ça en toi."

Du côté castelroussin, Grange confirme que le lien avec son club formateur ne s'est jamais rompu. "Je crois qu'il échange souvent par message avec le directeur du centre. Un exemple : Haissem l'a invité à un match en Angleterre pour le remercier de ce qu'il avait fait durant sa formation, se rappelle l'ancien capitaine. Ça prouve qu'il n'oublie pas d'où il vient." 

De Bagnolet au Caire en passant par Châteauroux et la Liga, Haissem Hassan aura mis près de quinze ans à se faire un nom loin des projecteurs français. S'il n'a pas encore disputé la moindre minute de cette Coupe du monde, Grange est convaincu que son ancien coéquipier profite de chaque moment pour progresser : "Jouer avec un joueur comme Mohamed Salah, ça peut être juste exceptionnel pour lui. Une vraie fierté." Remisse est certain qu'il ne lui manque que l'opportunité d'entrer en jeu pour se faire une place : "Je suis persuadé que dès qu'il posera le pied sur la pelouse, on reverra tout de suite qui il est, comme il l'a montré au Paris FC, à Châteauroux, ou dans chacun des clubs qu'il a traversés." Dans un 16e de finale plutôt abordable face à l'Australie, alors que Salah pourrait être ménagé pour une élongation des ischio-jambiers, Hassan espère pouvoir montrer ce qu'il vaut. Et ceux qui l'ont côtoyé durant ses années françaises savent déjà qu'il sera à la hauteur.

La Coupe du monde 2026 se déroulera du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Le tournoi réunira 48 sélections et se jouera dans 16 stades modernes.

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