Selon Matti Breschel, Jonas Vingegaard est chanceux que Paul Seixas ne participe pas au Giro

Tadej Pogacar suivi de près par Paul Seixas lors de Liège-Bastogne-Liège
Tadej Pogacar suivi de près par Paul Seixas lors de Liège-Bastogne-LiègeCredit: ČTK / imago sportfotodienst / Zac Williams/SWpix.com

Jonas Vingegaard devrait s’estimer heureux que le phénomène français du cyclisme Paul Seixas ait choisi de ne pas participer au Giro d’Italia, estime le directeur sportif d’EF-Education, Matti Breschel.

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Jonas Vingegaard s’est trouvé un nouveau rival pour le Tour de France avec l’émergence du supertalent français Paul Seixas, qui semble capable de défier aussi bien le Danois que Tadej Pogacar.

Mais Vingegaard peut se réjouir que Seixas ne soit pas au départ du Giro d’Italia cette année, car il est fort probable que le Français aurait pris le dessus sur le Danois, selon l’ancien vice-champion du monde (2010) et actuel directeur sportif d’EF-Education Easy Post, Matti Breschel.

"S’il avait pris le départ du Giro, Seixas aurait battu Vingegaard. C’est ma conviction" a déclaré Breschel à Eurosport.

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Il est persuadé que Vingegaard aurait été devancé par le jeune Français si Seixas avait choisi de s’aligner sur le Giro.

"On a vu comment Seixas a couru à Liège-Bastogne-Liège, où il a terminé deuxième derrière Pogacar. C’est le seul qui a réussi à le suivre dans la montée de La Redoute (l’ascension où Pogacar a construit ses récents succès, ndlr). J’ai été surpris qu’il tienne aussi longtemps avant que Pogacar ne place son attaque décisive."

Matti Breschel avance deux arguments pour expliquer pourquoi Seixas, 19 ans, aurait battu Vingegaard. "D’abord, il a atteint un pic de forme incroyable juste avant le Giro – et ensuite, le parcours de cette année n’est pas si difficile", ce qui joue en sa faveur.

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Il ne pense toutefois pas que Vingegaard doive s’inquiéter à l’avenir de ce nouveau rival français.

"Je ne suis pas inquiet pour Jonas, il n’a rien à prouver. Il ne devrait pas être nerveux. C’est un concurrent de plus, mais je pense que Jonas croit en sa méthode, son programme et tout ce qu’il met en place actuellement" estime Breschel.

Le Giro d’Italia s’achève le 31 mai à Rome.