L'ascension des Praeres, premier col de 1re catégorie de cette Vuelta était redoutée, alors si la pluie s'en mêle... Alors que Maëva Squiban, lieutenant de luxe d'UAE Team ADQ, a dû abandonner sur chute plus tôt dans la journée, les favorites se sont expliquées dans des conditions diluviennes.
Après une légère descente aux airs de toboggan, les pourcentages ont tout de suite grimpé en flèche avec un pied à 11%, une moyenne de 13,4% et un passage à... 27% ! Malgré un effort programmé d'une vingtaine de minutes, Cédrine Kerbaol a été la première à attaquer, ce qui a mis en difficulté Pauline Ferran-Prévot qui aurait sans doute préféré un début plus tranquille.
Anna van der Breggen a ensuite assuré le tempo alors que le groupe de tête était réduit à huit unités. Mais qu'il est difficile de suivre son rythme ! Rapidement, elles n'ont été que deux à la suivre (Kasia Niewiadoma et Paula Blasi), avec Marion Bunel en embuscade, tandis que Juliette Berthet était à quelques mètres.
Parmi les favorites du jour, Niewiadoma a été décrochée. Puis ce fut au tour de Blasi et Bunel. En danseuse, van der Breggen faisait le forcing sur les passages à 20%, non seulement pour l'étape mais aussi pour le Maillot Rouge de leader. Pour son premier Grand Tour, Blasi réalisait une montée épatante, à la lutte avec sa prestigieuse rivale pour prendre la tête de la Vuelta avant la dernière étape qui finira au sommet du mythique Angliru.
Il n'y avait guère plus de 20 mètres entre les deux coureuses mais sur de telles pentes... Pendant que l'Espagnole cherchait le bon braquet, van der Breggen tournait vite les jambes et gagnait du terrain dans les derniers mètres. La Néerlandaise s'est imposée avec 8 secondes d'avance, tandis que Bunel a coupé la ligne 29 secondes plus tard, suivie de Berthet (4e, à 36'') et Evita Muzic (6e à 47''). Niewiadoma a accusé un retard d'1'09.
Au général, van der Breggen compte 18 secondes d'avance sur Blasi et 41 sur Bunel.
